Lors d'un discours marquant le premier anniversaire de son second mandat, Donald Trump a défendu son bilan avec une assurance troublante. S'exprimant pendant près de deux heures à la Maison Blanche, le président a affirmé : « Je pense que Dieu est très fier de mon boulot ». Ce retour sur ses succès a cependant été assombri par des critiques sur la réalité économique du pays.
Laissant transparaître une voix souvent monotone, Trump a passé une grande partie de son allocution à exprimer son mécontentement sur la couverture médiatique de ses actions, qu'il considère comme positives, malgré l'inflation et une hausse du chômage. Le président a déclaré : « Les prix ont considérablement baissé » et a admis que ses équipes de communication n'avaient pas réussi à faire passer le message, ajoutant une touche d'auto-dérision.
Ces déclarations ont été accueillies avec scepticisme par ses opposants. Katherine Clark, membre influente du Parti démocrate, a réagi sur les réseaux sociaux, affirmant que le président « ne vit clairement pas dans la réalité ». Les critiques se multiplient alors que l'économie américaine montre des signes préoccupants, un fait confirmé par de récentes données compilées par CNN.
Chuck Schumer, le leader démocrate au Sénat, a souligné que Trump aspire à une gouvernance autoritaire, s'inquiétant d'une popularité en chute libre. Une enquête récente de CBS/YouGov révèle que 74 % des Américains jugent le président insuffisant sur les questions de vie chère, tandis que 53 % estiment qu'il devrait réduire son focus sur la politique étrangère.
En observant les événements tragiques survenus à Minneapolis, Trump n'a pas hésité à partager son soutien pour les forces de l'ordre. Sautant d'un sujet à l'autre, le président a même révélé son appréciation pour les Hells Angels, décrivant leur soutien comme un gage de protection, une déclaration qui a soulevé des sourcils étant donné que ce groupe est classé comme une « organisation criminelle » par le ministère de la Justice américain.
Alors que sa présence à Davos est attendue, les dirigeants européens espèrent que cette visite n'entraînera pas une aggravation des tensions internationales, notamment concernant le Groenland. Alors que Trump continue de brouiller les pistes, le pays semble partagé entre des espoirs de renouveau économique et des craintes d'une politique étrangère conflictuelle.







