Les Jeux olympiques d'hiver de 2026 à Milan et Cortina (6 au 22 février) se déroulent sous l'ombre d'une potentielle intrusion mafieuse. Dans un pays où les organisations criminelles ont une influence notable, elles ont essayé de s'approprier les lucratifs contrats liés aux infrastructures olympiques. Paolo Valenti, journaliste ayant investigué sur cette problématique, nous en dit plus.
Historiquement ancrée dans le sud de l'Italie, la mafia italienne a progressivement étendu ses tentacules jusqu'au nord du pays, modifiant ainsi la dynamique économique des régions alpines. Les JO de 2026 ne font pas exception et semblent être la cible d'intérêts criminels.
Une enquête récente parue dans Lavialibera, le journal de Libera, la principale ONG italienne anti-mafia, met en lumière cette menace. Lors d’un entretien, Valenti révèle les éléments inquiétants qui entourent ces Jeux.
L'été dernier, vous avez publié une enquête intitulée “Des Jeux non durables” où vous évoquez l'opacité des JO et leurs potentielles connexions mafieuses. Quel est le degré d'implication mafieuse dans ces JO ?
La direction d'investigation anti-mafia a déjà alerté sur un risque d'infiltration dans les chantiers destinés aux JO. En 2025, le ministère de l'Intérieur a annulé les candidatures de 54 entreprises soupçonnées d'être, directement ou indirectement, liées à des organisations criminelles. Ce phénomène met en exergue l'ampleur de la problématique.
En octobre dernier, deux frères avec des liens avérés avec la mafia romaine ont été arrêtés, renforçant les réserves des autorités.
Les inquiétudes autour de l'impact de la mafia sur les JO de 2026 grandissent, posant la question de la transparence des processus liés à l'organisation de ces événements sportifs majeurs. Des experts du secteur, ainsi que des représentants des forces de l'ordre, continuent de travailler pour contrer cette influence néfaste qui pourrait entacher l'image des JO. À l'aube de cet événement tant attendu, la lutte pour un sport sain et propre s'annonce plus cruciale que jamais.







