Les États-Unis intensifient leur présence militaire au Moyen-Orient en transférant des systèmes de défense antimissile THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) de la Corée du Sud vers cette région, comme le rapporte le Washington Post. Ces équipements, initialement déployés pour faire face aux menaces nord-coréennes, sont désormais redéployés dans le cadre des efforts américains pour contrer l'Iran.
Des images diffusées par l'agence Yonhap montrent des éléments de batterie THAAD en cours de démontage dans le comté de Seongju, situé à environ 220 km au sud-est de Séoul. Ce redéploiement s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes après les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, débutées le 28 février. En réponse, l'Iran a mené des attaques ayant endommagé des radars américains AN/TPY-2, essentiels à la gestion du système THAAD, ce qui a affaibli la défense antimissile dans la zone.
Pour contrer cette menace croissante, le renforcement des capacités antimissiles s’avérait nécessaire. Cela suscite des préoccupations en Corée du Sud, où le président Lee Jae Myung a exprimé sa contrariété face à ce transfert. Bien qu'il ait admis qu'il ne pouvait pas empêcher une telle décision, il a tenu à rassurer sur l'impact que cela aurait sur la stratégie de dissuasion contre la Corée du Nord. « Je peux affirmer avec certitude que cela n'entravera pas sérieusement notre stratégie », a-t-il déclaré, rapporté par The Guardian.
En parallèle, le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Cho Hyun, a mentionné que des discussions étaient en cours entre les forces américaines et sud-coréennes pour éventuellement redéployer des systèmes Patriot vers le Moyen-Orient. Ces mouvements suscitent des inquiétudes concernant l'engagement américain en Asie du Nord-Est, où la question nord-coréenne, ainsi que les tensions autour de Taïwan, demeurent des enjeux cruciaux.







