Selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), plus de 50 000 personnes ont été arrêtées en Iran depuis le début des manifestations de fin décembre. Cette organisation, basée aux États-Unis, souligne que la répression s'est intensifiée, incluant des étudiants, des écrivains et des enseignants parmi les interpellés.
Les autorités iraniennes, quant à elles, reconnaissent un nombre élevé de victimes, attributant cependant la majorité des décès à des « terroristes » soutenus par des pays étrangers, notamment les États-Unis et Israël. Cette assertion est en contradiction avec les déclarations des observateurs, qui dénoncent un « crime d'État contre l'Humanité ». Amnesty International a récemment exprimé son inquiétude concernant le sort d'enfants arrêtés lors des manifestations, rappelant que ces actions pourraient mener à des disparitions forcées et des traitements inhumains.
Le pouvoir judiciaire iranien, dirigé par Gholamhossein Mohseni Ejeï, a annoncé qu'il n'y aurait aucune clémence envers ceux liés aux mouvements de protestation, avec des peines pouvant aller jusqu'à la peine de mort pour certains. Les acteurs du monde culturel, notamment le cinéaste Mehdi Mahmoudian, ont également été ciblés. Mahmoudian a été arrêté en raison de son implication dans un projet de déclaration critique du régime et son arrestation illustre la répression croissante pesant sur les voix dissidentes.
Alors que la situation continue d'évoluer, le nombre d'arrestations et le risque encouru par les manifestants s'intensifient, comme le souligne l'ONG HRANA, qui a documenté des cas d'aveux forcés diffusés à la télévision publique. Ce climat d'intimidation et de violence soulève des préoccupations croissantes au sein de la communauté internationale quant à la protection des droits humains en Iran.







