Mercredi, les services de santé à Gaza ont rapporté que des bombardements israéliens avaient causé la mort de 23 personnes, alors même que l'armée israélienne affirmait réagir à des tirs provenant de la bande de Gaza. Ce tragique événement survient dans un contexte déjà délicat de cessez-le-feu, instauré le 10 octobre dernier.
Le point de passage de Rafah, la seule voie vers l'extérieur pour les Gazaouis, demeure entrouvert mais sous des conditions extrêmement strictes.
D'après les données des autorités sanitaires, les frappes aériennes et les tirs d'artillerie israéliens ont blessé près de quarante personnes. Un survivant, Abou Mohammed Haboush, ayant perdu son fils dans ces attaques, témoigne : "Nous dormions lorsque soudain une pluie de bombes s'est abattue sur nous". De jeunes enfants figurent parmi les victimes, anéantissant des familles entières.
Des images de l'AFP montrent des proches des victimes en prière à l'hôpital Al-Chifa, où les corps des défunts étaient alignés, enveloppés dans des linceuls blancs. Le directeur de l'hôpital, Mohammed Abu Salmiya, a mis en avant la crise sanitaire résultant de pénuries critiques de médicaments et d'équipements médicaux.
Des frappes ont également touché le secteur d'Al-Mawasi à Khan Younès, où de nombreux déplacés vivent dans des conditions précaires. Le Croissant-Rouge palestinien a annoncé la mort d'un secouriste, Hassan Hussein Al-Samiri, pendant une opération d'évacuation des blessés.
L'armée israélienne a indiqué qu'une opération de représailles a été lancée contre Bilal Abou Assi, commandant du Hamas, suite à des tirs ayant blessé un officier israélien. Cette escalade survient dans un climat de trêve fragile, sous la pression des États-Unis pour rouvrir le passage de Rafah, fermé depuis mai 2024.
Jusqu'à présent, seulement quelques dizaines de Palestiniens ont traversé le passage, principalement des malades évacués vers l'Égypte. Mardi, 45 personnes ont réussi à quitter Gaza, tandis que 42 autres sont rentrées.
Dans une ambiance de retrouvailles touchantes, des Palestiniens revenus d'Égypte ont été accueillis par leurs proches à Khan Younès. Fariza Barabakh témoigne : "Je suis si heureuse de retrouver ma famille et de revenir chez moi". Le besoin de retrouver sa terre natale reste profond chez les Gazaouis, reflétant une quête d'identité essentielle.
Avec des chiffres tragiques, le ministère de la Santé à Gaza a enregistré au moins 556 morts depuis les frappes israéliennes du 10 octobre, alors que l'armée israélienne fait état de la perte de quatre de ses soldats. La situation continue de se détériorer, suscitant de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale, qui appelle à une aide humanitaire massive.







