Depuis l'été 2025, la menace de Daesh s'est accrue, devenant de plus en plus complexe à contrer, a déclaré mercredi le Bureau des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme (UNOCT).
Alexandre Zouev, représentant de l'UNOCT, a déclaré devant le Conseil de sécurité que le groupe jihadiste continue de s'étendre en Afrique de l'Ouest et dans la région du Sahel, tout en maintenant des attaques en Irak et en Syrie. Ce constat va dans le sens d'une stratification et d'une diversité croissantes des menaces, rendant la lutte contre le terrorisme plus compliquée.
En Afghanistan, l'État islamique au Khorassan représente une menace significative, selon M. Zouev, qui a également évoqué un attentat antisémite en Australie ayant fait 15 victimes, inspiré par la doctrine de Daesh. Ces événements illustrent clairement la portée mondiale de la menace.
Adaptation et résilience
Récemment, Daesh a mené une attaque rare contre l'aéroport principal du Niger, soulignant son agonisation croissante dans cette partie du monde. En parallèle, le groupe a revendiqué un attentat à Kaboul, faisant sept morts dans un restaurant. Ces actions témoignent d'une résilience continue, même face à une pression internationale.
Dans les zones kurdes de Syrie, le retrait des forces a entraîné un vide sécuritaire qui inquiète les gouvernements locaux et internationaux. Les États-Unis transfèrent actuellement des détenus liés à Daesh vers l'Irak pour éviter des évasions potentielles.
Malgré le contexte instable, le groupe reste actif dans le recrutement de nouveaux membres, adaptant ses méthodes aux réalités du terrain, comme le souligne l'expert en terrorisme Jean-Philippe Ganguin dans Le Monde: « L'utilisation croissante de technologies modernes, y compris des systèmes de drones et l'intelligence artificielle, montre l'adrénaline innovatrice qui stimule leur écosystème. »
Cryptomonnaies et IA
Natalia Gherman, spécialiste des questions de terrorisme à l'ONU, a souligné que Daesh a intensifié son usage des cryptomonnaies pour financer ses opérations. « Daesh et d'autres groupes terroristes utilisent activement des actifs virtuels tout en manipulant des outils cybernétiques et des drones », a-t-elle précisé lors d'un briefing récent.
L'intelligence artificielle devient également un outil essentiel pour ils, facilitant la radicalisation et le recrutement, en particulier auprès de populations jeunes et vulnérables. Gherman ajoute : « Le recours à ces technologies ne montre aucune intention de ralentissement, rendant la tâche des décideurs encore plus complexe. »







