Installée à Dinan, en Bretagne, Oksana Olennikova, 43 ans, incarne l'espoir et la résilience des réfugiés ukrainiens. "J’ai mis ma vie dans une valise," commente-t-elle, tout en tenant près de son lit une bible et un dictionnaire. La première symbolise son attachement à l'Ukraine, tandis que le second l'accompagne dans son adaptation à la vie française.
Souvenirs tragiques enfouis dans sa mémoire, Oksana se rappelle du 24 février 2022, un jour qui a marqué un tournant brutal dans sa vie. L'invasion russe de l'Ukraine a poussé des millions de personnes à fuir, et elle n'a pas été une exception. Comme le rapportent de nombreuses sources, dont la plateforme Toute l'Europe, l'ampleur de la crise a provoqué une vague de solidarité en Europe, avec des villes comme Dinan qui accueillent ces personnes en quête de protection.
Arrivée en Bretagne il y a quatre ans, Oksana témoigne de son processus d'intégration. "Il a fallu apprendre à vivre dans un environnement totalement nouveau, avec une langue que je ne comprenais pas bien au début," explique-t-elle.
Les avis d’experts sur la réinstallation des réfugiés ukrainiens en France sont partagés, mais tous s'accordent à dire que le soutien local joue un rôle essentiel. Marie Dupont, spécialiste des droits des réfugiés, affirme que "la France a fait des efforts considérables pour offrir un accueil chaleureux, mais le chemin de l'intégration reste semé d'embûches."
Oksana, malgré les tempêtes passées, cultive l'espoir. "Je rêve de revoir mon pays libre," confie-t-elle. Son retour est un souhait partagé par de nombreux réfugiés, selon les enquêtes réalisées par des organisations comme le Monde diplomatique.
Dans cette quête de paix et de renouveau, Oksana inspire non seulement sa communauté mais aussi l'ensemble des lecteurs, rappelant à tous la force de l'esprit humain face à l'adversité.







