Une première comparution marquée par l’émotion
Lundi 16 février, Naveed Akram, suspecté d’être l’auteur de l’attentat antisémite sur la plage de Bondi à Sydney, a comparu pour la première fois, via une vidéo, devant un tribunal australien. Les médias locaux, comme ABC, rapportent que cette audience a suscité une grande attention.
Accusé d'avoir ouvert le feu sur des personnes célébrant Hanoukka le 14 décembre 2025, l’assaillant présumé et son père, Sajid Akram, décédé lors de l'attaque, pourraient être responsables de la mort de quinze individus. Il s'agit de la fusillade la plus meurtrière sur le sol australien en trois décennies.
Le communiqué du tribunal indique que Naveed a été inculpé de terrorisme et de multiples meurtres. Malheureusement, l'attaque a semé la peur dans la communauté juive, provoquant une onde de choc dans tout le pays.
Une audience sous haute surveillance
Lors de l’audience, qui a duré environ cinq minutes, la discussion s'est avant tout concentrée sur des préoccupations techniques, notamment sur la protection de l'identité des victimes. Un moment marquant a été lorsque l'accusé, vêtu d’un pull vert, a simplement répondu par un "oui" à la question du juge sur sa compréhension des dispositions juridiques évoquées.
Ben Archbold, l’avocat de Nabeev, a déclaré que son client vivait dans des conditions très difficiles et a souligné qu'il était encore trop tôt pour déterminer s'il plaiderait coupable.
L’enquête sur l’attaque a révélé des inspirations provenant de l’idéologie du groupe Etat islamique. Toutefois, les autorités ont précisé qu’aucune aide extérieure n’avait été offerte et que les Akram n’étaient affiliés à aucun groupe terroriste organisé.
Un attentat aux conséquences tragiques
En outre, une étude du renseignement australien avait pointé Naveed Akram du doigt pour ses liens passés avec des groupes extrémistes en 2019. Parmi les victimes de l'attaque se trouvaient des personnes d'horizons variés, incluant un survivant de la Shoah, des membres d’un couple applaudissant l’héroïsme d'autres, un ingénieur français, ainsi qu'une fillette de 10 ans, rappelle le Journal du Monde. Cette tragédie a non seulement coûté des vies, mais a également ravivé des inquiétudes sur la radicalisation et la sécurité publique en Australie.







