Après trois semaines d'arrêt au large de Fos-sur-Mer, le pétrolier Grinch, soupçonné d'être lié à la flotte fantôme russe, a reçu l'autorisation de reprendre la mer. En contrepartie, il a dû s'acquitter d'une amende significative, ont précisé les autorités le 17 février dernier.
Depuis sa saisie fin janvier, le navire avait fait l'objet d'une attention particulière. Selon un communiqué de l'Agence France-Presse (AFP), « la société propriétaire du navire a été condamnée » par le tribunal de Marseille à une « peine pécuniaire de confiscation » dans le cadre d'une procédure de « plaider-coupable ».
Bien que la nationalité exacte de la société propriétaire n'ait pas été divulguée, le navire arbore un pavillon des Comores. Le montant exact de l'amende reste également inconnu, mais selon les autorités, elle a été infligée pour « omission de justification de la nationalité du navire ».
Lors d'une intervention sur X, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué que « plusieurs millions d’euros ont été versés », précisant que « contourner les sanctions européennes a un prix ». Il a ajouté avec fermeté : « La Russie ne financera plus impunément sa guerre via une flotte fantôme au large de nos côtes. »
Le Grinch devrait, dès lors, quitter les eaux territoriales françaises. Selon des sources, le navire se trouvait encore en mer proche de Fos-sur-Mer au moment de l'annonce.
Le 22 janvier dernier, le Grinch avait été arraisonné lors d'une opération audacieuse des commandos marine français, marquant la seconde intervention de ce type après celle du navire Boracay en septembre dernier. Les commandos avaient héliporté à bord du pétrolier depuis un vaisseau de la marine française, avant de l'escorter jusqu'au golfe de Fos.
Le Grinch, avec ses 249 mètres de long, est soupçonné de participer à une flotte de navires permettant à Moscou d'exporter son pétrole en contournant les sanctions internationales. Il est actuellement listé sous le nom de Carl par les États-Unis et l'UE, avec plus de 598 navires sous sanctions.







