Depuis début octobre, le gouvernement israélien, sous l'égide de Bezalel Smotrich, a intensifié ses efforts pour renforcer son emprise sur la Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967, en ciblant même des zones sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. Lors d'une réunion de son parti, le Sionisme religieux, Smotrich a déclaré le 17 février : « Nous devons encourager l'émigration des Palestiniens » pour asseoir la « souveraineté » israélienne. « Nous éliminerons l'idée d'un État arabe terroriste », a-t-il ajouté, soulignant ses intentions lors de cette réunion filmée par les médias israéliens.
Il a décrit son plan pour les prochaines élections législatives, prévues pour octobre 2026, en promettant d'« annuler les maudits accords d'Oslo » et de poursuivre la voie de l'expansion territoriale. « Nous nous engagerons à encourager l'émigration de Gaza et de la Judée-Samarie », a-t-il poursuivi, affirmant qu'il n'existe pas de solution autre à long terme.
Le rassemblement s'est tenu dans un vignoble de Psagot, une colonie israélienne à proximité de Ramallah, en présence de multiples maires de la Cisjordanie. Smotrich a également présenté son ambitieux programme « Colonisation 2030 », marquant le début de sa campagne pour les élections.
Multiplication des violences
Outre ses fonctions de ministre des Finances, Smotrich supervise l'administration civile de la Cisjordanie au sein du ministère de la Défense, faisant de lui une figure centrale dans le processus de colonisation. Son ministère a déjà approuvé un nombre record de 54 colonies en 2025, selon l'ONG israélienne La Paix maintenant. Le site de son parti déclare que « ce qui était un rêve lointain se transforme en réalité vivante, redessinant la carte de la Judée, de la Samarie et de la vallée du Jourdain ».
Actuellement, plus d'un demi-million d'Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, que l'ONU considère comme illégales au regard du droit international, tandis qu'environ trois millions de Palestiniens y coexistent. Depuis le déclenchement des hostilités le 7 octobre 2023, les actes de violence se sont multipliés en Cisjordanie, exacerbant une situation déjà fragile, comme l'indique le rapport de France 24.







