Paris (France) - Le jeudi dernier, le gouvernement a annoncé son désir de clarifier et d'amplifier sa politique de soutien à la parentalité, nécessaire pour mieux répondre aux défis auxquels font face les familles, en particulier dans un contexte de baisse de la natalité. La haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, a souligné que cette politique « a besoin d'un nouveau souffle », lors du lancement des Assises du soutien à la parentalité.
« Trop souvent, les dispositifs sont en place mais restent dans l'ombre », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité d’une meilleure accessibilité et d’une équité sur l’ensemble du territoire. Parmi les axes prioritaires de réflexion, on trouve l’accompagnement des parents d’adolescents, ainsi que l’intégration de la parentalité dans le milieu professionnel, tout en proposant des repères éducatifs face aux dangers du numérique.
Des « propositions d’actions concrètes » seront escomptées au terme de ces travaux, bien que la date de clôture ne soit pas encore annoncée. Cette initiative arrive en écho à la récente publication d’un rapport parlementaire portant sur la chute de la natalité en France, qui insiste sur le besoin urgent d’un meilleur soutien aux familles.
Selon le rapport, diverses pistes sont envisagées pour faciliter la conciliation entre vie professionnelle et vie parentale. Cela inclut des mesures comme le don de jours de congé en faveur des jeunes parents ou l’établissement de demi-journées d'autorisation d'absence par an. Cela permettrait aux parents d'assister aux événements marquants de la scolarité de leurs enfants.
La natalité en France est en déclin depuis plusieurs années. L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) fait état de 644 000 naissances en 2025, soit une baisse de 2,3 % par rapport à 2024, et un recul de 24 % par rapport à 2010. C'est le nombre le plus bas enregistré depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette situation souligne l'urgence d'une réaction adaptée, affirmée par des experts comme Madame El Haïry et plusieurs associations de parents, qui plaident pour un renforcement de la politique familiale.







