La Cour suprême des États-Unis a désavoué ce vendredi une fraction significative des droits de douane dits « réciproques » instaurés par Donald Trump, remet en question le socle juridique de ces taxes. Bien que certaines taxes restent en vigueur, cette décision choque les alliés commerciaux des États-Unis, entraînant une vague de réactions.
Réactions politiques aux États-Unis
Donald Trump a immédiatement qualifié cette décision de « honte », poursuivant sa critique lors d'une rencontre avec des gouverneurs. Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a affirmé que cette décision commerciale serait réévaluée par le Congrès dans les semaines à venir, insistant sur les millions rapportés par ces droits de douane. De son côté, le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a exprimé son souhait de récupérer les fonds perçus, dénonçant ces mesures comme illégales et nuisibles pour les familles américaines.
Prudence au sein de l’UE
En Europe, la Commission européenne reste vigilante. Olof Gill, porte-parole, a indiqué qu'une analyse approfondie de la situation était en cours, tout en rappelant l'importance de relations commerciales stables entre l'Europe et les États-Unis. Le député allemand Bernd Lange a quant à lui souligné l'incertitude juridique générée par cette décision et le Royaume-Uni a confirmé sa volonté de collaborer avec Washington pour évaluer les conséquences de cette décision.
Le Canada et le Mexique réagissent
Pour le Canada, le ministre du Commerce, Dominic LeBlanc, y voit un soutien à sa position contre ces droits. Cependant, Candace Laing, présidente de la Chambre de commerce, a mis en garde : « Il s’agit d’une décision judiciaire, pas d’un changement de politique commerciale. » Au Mexique, la présidente Claudia Sheinbaum a insisté sur la nécessité de maintenir la robustesse des échanges bilatéraux. Selon le New York Times, le pays doit s’engager à respecter les accords commerciaux pour protéger ses intérêts mutuels.
Implications pour l’Asie
En Asie, la réaction est également significative. En Inde, où certains droits atteignaient 50 %, cette invalidation pourrait entraîner un réexamen des accords commerciaux. Ajay Srivastava, ancien responsable du commerce, a signalé que cela nécessiterait un redéploiement stratégique sur le marché indien.







