Le 23 février, la justice française a exigé un an d'incarcération et 150 000 euros d'amende contre Chen Zhangjie, commandant du pétrolier Boracay, un navire de la dette fantôme russe. Ce dernier a été intercepté au large de l'île Ouessant, en Bretagne, alors qu'il tentait de fuir une inspection de la marine française.
Les demandes du parquet
Le procès s'est déroulé sans la présence du commandant, qui avait quitté les côtes. Le parquet a qualifié son attitude de défi face aux lois maritimes. "Nous demandons la peine maximale pour un acte qui met en danger la sécurité maritime", a déclaré un représentant du parquet lors de l'audience.
Le Boracay, inscrit sous un faux pavillon du Bénin, fait partie d'une flotte de pétroliers russes, souvent re-nommés et redéployés pour éviter les sanctions économiques imposées par l'Union européenne depuis le début du conflit ukrainien. Selon le site d'information Le Monde, ce type de navire a été régulièrement surveillé par les autorités européennes, soucieuses de traquer les routes illégales du pétrole russe.
Une flotte fantôme en pleine expansion
Selon Nicolas Vaujour, chef d'état-major de la Marine française, plus d'un millier de navires naviguent dans les eaux internationales, représentant une menace permanente. Il souligne : "Nous avons des contacts fréquents avec ces navires. Il est essentiel de maintenir notre vigilance, car leur comportement s'avère parfois hostile à l'égard de nos forces." Un rapport de France 24 confirme cette inquiétude, notant que les interceptions de navires russes augmentent de manière significative.
Les unités de la Marine nationale intensifient leurs efforts pour contrer cette flotte, comme le témoignent les récentes opérations d'arraisonnement de navires comme le Grinch. Immobilisé près de Marseille, ce pétrolier a dû payer des amendes conséquentes pour avoir défié les réglementations internationales. Selon Catherine Vautrin, porte-parole de la Marine nationale, cette lutte est devenue primordiale pour s'assurer que les ressources financières de la Russie ne facilitent pas son agression en Ukraine.
La France, en collaboration avec ses alliés, continue de renforcer ses patrouilles maritimes pour faire face à cette situation toujours plus prévalente.







