Le jugement tant attendu de Mahdieh Esfandiari se profile, suscitant de vives attentes chez ceux qui espèrent la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris. Réunis à l'ambassade de France à Téhéran depuis leur libération début novembre 2025, les deux Français vivent sous la contrainte d'une interdiction de quitter le pays. Le tribunal correctionnel de Paris annoncera sa décision ce jeudi 26 février concernant l'accusée d'apologie du terrorisme, ce qui pourrait potentiellement influer sur les perspectives de dialogue entre Paris et Téhéran.
Lors de l'audience du 16 janvier, le parquet avait requis une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont trois avec sursis, accompagnée d'une interdiction de séjour en France. Notamment, la procureure a suggéré qu'une nouvelle incarcération n'était pas nécessaire, l'accusée ayant déjà purgé huit mois de détention provisoire.
Les autorités iraniennes ont exprimé leur souhait d'échanger leur ressortissante contre les Français après la conclusion de la procédure judiciaire. Kohler et Paris avaient été arrêtés en mai 2022 pour des accusations graves, notamment d'espionnage, avant d'être libérés mais avec la restriction de ne pas quitter l'Iran. L'avocat de Mahdieh Esfandiari, Mᵉ Nabil Boudi, a déclaré à l'AFP : « Nous espérons que la justice rendra un verdict favorable. » Il a aussi souligné l'impact potentiel de la décision sur un éventuel échange.
Apologie du 7-Octobre
Âgée de 39 ans, Mahdieh Esfandiari a récemment fait face à des accusations relatives à des propos en ligne soutenant des actes de terrorisme, en particulier concernant les événements du 7 octobre, considérés comme des provocations pouvant mener à des peines sévères, allant jusqu'à sept ans d'emprisonnement. Selon la justice française, elle aurait alimenté des comptes associés à l'organisation Axe de la résistance sur divers réseaux sociaux. Bien qu'elle ait admis la création d'une chaîne Telegram, elle conteste être responsable des contenus publiés.
Demande d’échange par Téhéran
Téhéran soutient que la détention de leur citoyenne est injustifiée et a demandé son échange contre les deux Français. Selon Abbas Araghtchi, ministre des Affaires étrangères, « Un accord a été négocié et nous attendons que la procédure judiciaire soit finalisée. » Ces déclarations indiquent un climat de tension, alors que les relations entre la France et l'Iran restent complexes. Le ministère français des Affaires étrangères a réagi, rappelant que la justice est autonome.
L'avenir de cet échange demeure incertain, surtout dans un contexte de tension en Iran et de menaces américaines. Washington a intensifié ses opérations militaires dans la région, compliquant encore davantage la situation.







