Mercredi soir, l'Iran a lancé une série d'attaques ciblées sur des installations énergétiques dans plusieurs pays du Golfe, suite à la récente perte de son ministre du Renseignement, victime d'une attaque attribuée à Israël.
Cette nouvelle perte dans les rangs iraniens, après la mort d'Ali Larijani, souligne une inquiétante dynamique, alors que depuis le début du conflit, le 28 février, la liste des figures clés éliminées par les États-Unis et Israël continue de s'allonger.
Israël, dans un communiqué, a affirmé que ces opérations ne s'arrêteraient pas, adressant une mise en garde à Mojtaba Khamenei, désigné héritier du guide suprême, dont l'absence publique alimente les rumeurs.
Le bilan actuel du conflit, qui s'est intensifié ces dernières semaines, dépasse les 2.200 morts, principalement en Iran et au Liban, soulevant de vives préoccupations quant à ses implications sur l'économie mondiale, notamment l'approvisionnement en hydrocarbures.
Les Gardiens de la Révolution ont menacé d'intensifier leurs frappes si les installations énergétiques iraniennes étaient à nouveau visées, déclarant dans un communiqué : "Si cela se reproduit, nous intensifierons nos attaques contre vos infrastructures et celles de vos alliés." La situation s’avère donc explosive.
A titre de représailles, les frappes iraniennes ont atteint le Qatar, causant des « dégâts considérables » à sa principale installation gazière, que le pays a qualifiée de "menace directe à sa sécurité nationale". Ce qui a conduit à l'expulsion de deux diplomates iraniens.
Des informations en provenance d'Arabie Saoudite indiquent que cinq drones se dirigeant vers des installations énergétiques ont été interceptés et un débris de missile est tombé près d'une raffinerie proche de Riyad.
L'Iran a réagi à des frappes dénoncées comme "américano-sionistes", endommageant des parties des installations gazières de South Pars/North Dome, le plus grand gisement de gaz au monde. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé qu'une "logique de loi du talion" était désormais en vigueur.
En dépit de ces revers, un haut responsable des services de renseignement américains, Tulsi Gabbard, a reconnu que la République islamique, bien que "fortement affaiblie", demeurait toujours en mesure de mener des opérations.
Les conséquences économiques sont déjà tangibles ; les prix du pétrole ont connu une hausse significative, le baril de Brent ayant grimpé de près de 5% mercredi dernier. L'administration américaine tente de maîtriser cette flambée en allégeant certaines restrictions sur le transport de carburant.
À Beyrouth, le conflit se propage, avec des frappes israéliennes ayant causé 12 morts, y compris un responsable du Hezbollah, tandis que l'Union européenne appelle à la fin des opérations au Liban, craignant une détérioration supplémentaire de la situation humanitaire.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé qu'il se rendrait au Liban pour exprimer la solidarité de la France envers un peuple en conflit. En parallèle, des voix like Moustapha Khairallah, un réfugié de Saïda, évoquent des craintes sur l'intensification des frappes visant les civils, soulignant un changement inquiétant dans la dynamique de ce conflit.







