« Un massacre », « incompréhensible » : des mots forts pour qualifier les aménagements provisoires initiés par l'ancien maire écologiste Pierre Hurmic, un projet qui a suscité de vives réactions. Ce dernier avait mis en place des jardinières et des terrasses en bois dans un cadre perçu comme une rénovation à long terme, un coût de 13 millions d’euros minimum qui divisait l'opinion. Comme le souligne le quotidien Sud Ouest, ce projet est désormais remis en question.
La mise en place de bancs sur des places de stationnement, rapidement retirés, a enflé le débat, et la gestion de la communication par l’équipe précédente a indéniablement complexifié la campagne électorale de Pierre Hurmic. L'annonce de Cazenave semble valider sa promesse de campagne d'arrêter ce qu'il qualifie de projets coûteux et inutiles. Lors d'une conférence de presse, il a affirmé que les « aménagements temporaires esthétiquement discutables seront retirés dans les plus brefs délais ».
Analyse du projet
Tout en annonçant des changements, le maire a précisé qu'il ne s'agissait pas d'une annulation totale. Les bancs installés sur les allées resteront, de même que les terrasses temporaires pour les restaurateurs, ainsi que le deck faisant face à la place de la Comédie, dont l'avenir dépendra de l'usage et de l'usure. Ces décisions, comme le note l'expert en urbanisme du Monde, témoignent d'une approche pragmatique et d'un équilibre délicat entre innovation et tradition.
L'opposition écologiste, quant à elle, perçoit cette décision comme un renoncement. Mais Cazenave, lui, affirme : « Nous ne sommes pas animés par un dogme sur la manière de construire la ville, nous privilégions l'efficacité. » Les allées de Tourny continueront ainsi à alimenter le débat public à Bordeaux.







