À peine élu, le maire du Rassemblement National (RN) à Carcassonne, Christophe Barthès, a rapidement mis en œuvre ses promesses électorales. Le 9 avril, au cours de son deuxième conseil municipal, il a annoncé des mesures visant à renforcer la sécurité, notamment la remise en service de l’éclairage public dans toute la ville. En outre, il a introduit un arrêté contre la mendicité, selon le site Actu.fr.
Cette décision a été mal accueillie par la Ligue des droits de l'homme, qui a immédiatement déposé une requête en annulation. En réponse à cette action juridique, Barthès a annoncé qu'il supprimait non seulement la subvention allouée à la Ligue, mais aussi l'accès à un bureau qui leur était accordé trois jours par semaine, déclarant : "C'est terminé, ils iront se chercher un bureau ailleurs". Au lieu de cela, il a exprimé sa volonté de rediriger ces fonds vers des associations qui œuvrent en maraude.
Les implications de ces choix sont vastes. Pour certains experts, comme Jean-Pierre Dufour, sociologue à l'Université de Toulouse, "cette décision marque un tournant dans la politique locale, susceptible de créer un précédent pour d'autres municipalités". De plus, plusieurs élus de l'opposition ont critiqué cette initiative, la qualifiant d’attaque directe contre les droits fondamentaux des citoyens. Leurs préoccupations soulèvent la question des limites de la liberté d'association dans les communes dirigées par des élus du RN.
Les réactions du public sont tout aussi variées. Tandis que certains saluent l’initiative de Barthès comme un retour à l’ordre, d’autres y voient une menace pour les valeurs démocratiques. "La Ligue a toujours été un pilier de la défense des droits fondamentaux. Ce qui se passe ici est inquiétant," a déclaré Lucie Martin, militante des droits humains.
Avec la montée de ces débats, il restait à voir comment la ville et ses citoyens continueront à naviguer dans ce nouvel environnement politique.







