Ce vendredi 17 avril, Téhéran a déclaré rouvrir le détroit d'Ormuz pour une période temporaire, au moins jusqu'à la fin de la trêve avec les États-Unis, prévue le 21 avril. Ce changement soudain a provoqué une chute significative des cours du pétrole ainsi qu'une dépréciation du dollar.
Lors d'une réunion à Paris réunissant une quarantaine de pays non impliqués dans le conflit, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a annoncé via Telegram que "le passage est désormais ouvert à tous les navires commerciaux". Cette décision, favorablement accueillie par Donald Trump sur son réseau social, s'inscrit dans le contexte du cessez-le-feu au Liban, a précisé Araghchi, qui a ajouté que les navires suivront un "itinéraire déjà coordonné par l'Organisation des ports et de la navigation maritime de la République islamique d'Iran".
Peu avant ces annonces, l'agence de presse turque Anadolu avait rapporté une certaine activité près du détroit. Toutefois, les véritables réactions des marchés se sont manifestées après les déclarations de Téhéran. Selon CNN, le pétrole brut a perdu environ 10 % de sa valeur, le baril de Brent atteignant 89,20 dollars, sa plus faible cotation depuis cinq semaines.
Dans le même temps, Bloomberg a noté une chute conséquente de la valeur du dollar, qui a effacé les gains accumulés depuis le début des hostilités. Le média économique précise : "Avec la réouverture totale du détroit d'Ormuz, le dollar perd de son attrait, et son statut de valeur refuge attire moins d'investisseurs." Cette instabilité évoque l'atmosphère de volatilité qui a caractérisé les marchés des changes depuis le début du second mandat de Trump.
Pour sa part, le président américain a réitéré que le blocus des ports iraniens resterait en vigueur jusqu'à ce que les négociations avec Téhéran soient "complètement résolues", selon ses propres termes sur Truth Social.







