Le sommet du G7 débute ce lundi 15 juin 2026 à Évian, dans un contexte diplomatique tendu. Emmanuel Macron, Donald Trump, Volodymyr Zelensky et d'autres chefs d'État se réunissent pour discuter des conflits en Ukraine, au Moyen-Orient, de l'économie mondiale et des questions liées au numérique.
Le président français accueille les dirigeants des États-Unis, d'Allemagne, du Canada, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni. Les débats portent particulièrement sur les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, avec la participation du président ukrainien Zelensky, ainsi que des leaders du Golfe et d'Égypte.
À quoi s’attendre pour ce sommet du G7 ?
Prévu de lundi à mercredi, ce sommet est présidé par la France. Un climat d'incertitude pèse sur les discussions, accentué par l'annonce récente de Trump sur un accord de paix avec l'Iran et la réouverture du détroit d'Ormuz.
Emmanuel Macron a déclaré, dans une vidéo sur Instagram, que l'objectif est de discuter des implications de cet accord, du soutien au Liban, et de la question fondamentale de la régulation nucléaire en Iran.
Sur le front ukrainien, une réunion entre Zelensky et les dirigeants du G7 est prévue, bien que des discussions bilatérales exactes n'aient pas encore été confirmées. Le président ukrainien a exprimé son intention d'aborder les négociations de paix avec Trump.
En parallèle, la France a invité des pays comme le Brésil, la Corée du Sud, l'Égypte, l'Inde et le Kenya à participer aux délibérations.
Le sommet accueillera également des figures de la tech mondiale, dont Sam Altman d'OpenAI, pour discuter de la régulation des réseaux sociaux, notamment concernant l'âge d'accès, un sujet qui promet des échanges virulents, en particulier avec Donald Trump.
Les déclarations finales devraient se concentrer sur la déséquilibre économique mondial, les ressources clés, les migrations et la transformation numérique.
Protestations et tensions
À la veille du sommet, environ 15 000 manifestants ont défilé à Genève, à proximité d'Évian, suivant l'appel de la coalition "No-G7". Les participants se sont exprimés contre les politiques actuelles, utilisant des slogans anti-capitalistes, féministes et pro-palestiniens. Bien que le début de la manifestation ait été pacifique, des échauffourées avec la police ont éclaté en fin d'après-midi.
La coalition, composée de près de 200 associations et syndicats, appelle à une "riposte internationaliste" pour s'opposer aux politiques du G7, dénonçant ce qu'elle qualifie de "fascisme" et "d'impérialisme".
En réponse aux tensions, les autorités suisses ont mis en place un vaste dispositif de sécurité, rappelant les troubles survenus lors d'un ancien sommet, afin de maintenir l'ordre pendant cet événement majeur.







