Lors du congrès du Parti communiste, Fabien Roussel a été confirmé dans son rôle de secrétaire national, approfondissant ainsi sa candidature à la présidentielle. Sa réélection, obtenue avec 70,1 % des voix, souligne son autorité au sein du parti qu'il dirige depuis 2018. Cependant, cette candidature n'est pas sans controverse, notamment pour certains élus de son camp et ceux de La France Insoumise (LFI), qui lui reprochent d'avoir ralenti la dynamique de Jean-Luc Mélenchon lors des précédentes élections.
La validation officielle de sa candidature est prévue pour le 6 septembre, à la suite d'un vote de la base militante, juste avant la Fête de l'Humanité.
"J'ai clairement exprimé mon intérêt pour participer à cette élection et je me sens prêt à 85%", a-t-il déclaré à la presse lors de la clôture du congrès. Sa récente réélection à la mairie de Saint-Amand-les-Eaux renforce ses ambitions.
Faisant référence à une âpre tradition communiste, il a promis une "nouvelle ère industrielle et agricole" et a évoqué sa volonté de nationaliser TotalEnergies, soulignant son intention de cibler les fraudes fiscales. Ce point de vue sur le pouvoir d'achat des travailleurs s'inscrit dans un discours de lutte des classes, particulièrement dirigé contre Edouard Philippe, qui a également fait une apparition lors du congrès.
Roussel a affirmé qu'il serait un fervent défenseur des droits des Palestiniens durant sa campagne, lançant même un chant "Free Palestine" pour mettre en avant son soutien.
Malgré son score économique de 2,28 % aux élections de 2022, ce qui marque un déclin persisté du PCF, son engagement à défendre le combat pour la gauche reste fort. Diverses critiques émanant de LFI le blâment pour avoir siphonné des voix au profit de la droite.
Jean-Luc Mélenchon, qui a exprimé sa déception face à la candidature de Roussel dans une interview sur France 3, a défié son ancien ami, notant que son attitude n’a fait qu’approfondir la fracture entre certains courants de gauche.
Pour Roussel, la montée de l'extrême droite ne peut pas être imputée au PCF. Il soutient que l’absence de son parti à la prochaine présidentielle pourrait exacerber l’abstention.
Durant le congrès, certains membres ont lancé l’idée d’une "clause de revoyure" pour examiner la situation à l'automne, proposition finalement rejetée par la majorité des communistes. Dans un contexte de tensions internes, le coordonnateur de LFI, Manuel Bompard, a exhorté à la solidarité entre les partis de gauche, soulignant l'urgence de s'unir pour des élections à venir.







