Le 1er janvier 1986, une nouvelle page de l'histoire locale s'écrivait avec la création de Montfort-le-Gesnois. Cette commune, issue de la fusion de Montfort-le-Rotrou et de Pont-de-Gennes, a marqué un tournant dans l'aménagement du territoire en Sarthe. Selon le rapport du Sénat, la loi Marcellin de 1971, bien que rarement appliquée, a permis à cette union de voir le jour. En effet, la France n'a enregistré qu'une réduction de 3 % de ses communes grâce à cette législation, qui visait à rationaliser la gestion communale.
Avant la fusion, les deux entités affichaient des rivalités historique, chaque village ayant ses particularités et ses traditions. Avec le temps, l'union a non seulement favorisé une cohésion sociale mais aussi une dynamique économique renouvelée. Cécile Leclerc, une habitante de longue date, se souvient : « C'était un changement positif qui a permis de rassembler nos forces et nos ressources. »
La fusion ne se contente pas d'être un simple événement administratif, elle représente un symbole de progrès et de coopération. Les citoyens de Montfort-le-Gesnois ont su tirer profit de cette mutation, développant projets locaux et améliorant la qualité de vie. Les infrastructures se sont multipliées, tout comme les activités culturelles et communautaires.
40 ans après, Montfort-le-Gesnois continue de s'affirmer comme un modèle de développement territorial. Les chantiers urbains et les initiatives écologiques témoignent de cette volonté de modernité. Philippe Martin, un urbaniste de la région, souligne : « Ce modèle de fusion est prometteur. Il pourrait inspirer d'autres communes à adopter une approche similaire pour relever les défis contemporains. »
La transition vers un avenir uni et durable semble bien engagée pour Montfort-le-Gesnois, où le passé rencontre une vision audacieuse et collective de demain.







