Le Pnaco, souvent comparé au Parquet national antiterroriste, regroupe désormais 16 magistrats et 34 agents dédiés. Leur priorité sera d'enquêter sur des affaires aussi graves que le narcotrafic, la traite d'êtres humains et le proxénétisme. Cette unité unique fait suite à des préoccupations croissantes sur l'ampleur de ces délits en France.
Les enquêteurs du Pnaco hériteront d'environ 170 dossiers en profite des cas particulièrement préoccupants, comme celui de Mohamed Amra, dont l’évasion tragique a entraîné la perte de deux vies parmi les agents pénitentiaires en mai 2024. Des cas émergeants tels que les enlèvements liés à des cryptomonnaies en 2025 viennent également s’ajouter à leur charge de travail, révélant ainsi la complexité croissante de la criminalité actuelle.
La procureure Vanessa Perrée a souligné l'importance d'une approche financière dans la lutte contre le narcotrafic : "Traquer les flux financiers est essentiel. Nous allons constituer des équipes qui allieront expertise judiciaire et investigations approfondies sur les avoirs des criminels." Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la loi récemment promulguée, visant à sortir la France du piège du narcotrafic, qui a introduit des outils innovants comme le "dossier coffre" et des permissions d'écoutes à distance.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a salué ce nouveau développement, indiquant que ces mesures, ajoutées à la création de prisons de haute sécurité, représentent une avancée cruciale pour contrer l’influence des narcocriminels. Selon lui, la sécurité publique doit être la priorité, face à une menace qui est désormais équivalente à celle du terrorisme.
La création du Pnaco est vue comme une réponse essentielle aux défis croissants posés par la criminalité organisée. Avec cette équipe spécialisée, l'espoir est de restaurer la sécurité et la justice dans notre société. Les attentes sont élevées, et l'efficacité de ce parquet sera scrutée de près par les médias et le public.







