La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a récemment affirmé qu'il n'y aura pas d'imposition supplémentaire pour le budget 2026, lors d'une interview accordée à Ouest-France. Elle a assuré que le déficit public sera maintenu à 5% du produit intérieur brut (PIB) cette année, comparé à 5,4% l'année précédente.
« Nous serons bien à 5% en 2026 », a-t-elle déclaré avec confiance. Le financement de ce budget reposera sur une réduction des dépenses ainsi qu'une augmentation des recettes, sans burden sur les ménages, a-t-elle précisé. Ses propos visent à apaiser les inquiétudes d'une fiscalité accrue, s'inscrivant dans un cadre de confiance vis-à-vis des grands contributeurs fiscaux de la France.
Elle a promis de maintenir le budget pour le dispositif MaPrimeRénov' à 3,5 milliards d'euros tout en rappelant que les collectivités locales seront également sollicitées, dans un dialogue que le gouvernement entretient actuellement avec les sénateurs: « L'ordre de grandeur sera compris entre 2 et 2,5 milliards d'euros nets », a-t-elle noté.
Ce discours intervient alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a révélé un ensemble de mesures dont le gouvernement espère qu'elles répondront aux préoccupations des Français en matière de pouvoir d'achat, de logement et d’éducation. De nombreux acteurs politiques, incluant le Parti socialiste, restent vigilants sur les décisions gouvernementales, se disant prêts à agir en cas de non-transparence sur le financement.
En réaction aux récents propos concernant la taxation des grandes fortunes, Amélie de Montchalin a affirmé que « aucun Français fortuné ne paie zéro impôt sur le revenu », tout en admettant que certains individus payent effectivement moins que ce qu'ils devraient en raison de mécanismes d'optimisation fiscale. Cette déclaration s'inscrit dans un contexte de débat national croissant sur l'égalité fiscale, comme le souligne le journal Le Monde.
Le climat actuel requiert des compromis politiques, selon Montchalin, qui a pointé du doigt les blocages provoqués par les extrêmes au sein de l'Assemblée nationale. « Il est de notre devoir de trouver des solutions qui soient acceptables pour tous, en évitant le bricolage fiscal », a-t-elle ajouté, mettant le gouvernement face à l'obligation de convaincre des parlementaires de divers horizons.
La situation budgétaire de la France demeure délicate, mais avec un plan clair et une communication transparente, le gouvernement espère gagner la confiance des citoyens tout en stabilisant l'économie pour l'année à venir.







