Lors d'une interview récente accordée à France Inter, l'ambassadeur de la République islamique d'Iran en France, Mohammad Amin-Nejad, a affirmé que "le régime iranien n'a pas de sang sur les mains". Ces propos surviennent malgré les rapports alarmants d'ONG comme Iran Human Rights, qui évoquent au moins 3 000 manifestants tués lors des récentes répressions.
Selon Amin-Nejad, les manifestations en Iran étaient "pacifiques" et la dégradation de la situation aurait été causée par des "provocations" et une ingérence étrangère. Cependant, les organisations de défense des droits de l'homme contestent cette version des faits, rappelant le bilan tragique des événements des derniers mois.
Des experts, comme le sociologue français spécialiste du Moyen-Orient, Jean-Pierre Filiu, notent que les déclarations officielles du régime sont souvent en décalage avec la réalité sur le terrain. "Il est impératif de prendre en compte les voix des témoins et des victimes", déclare-t-il. Les récits des survivants contredisent les affirmations de l'ambassadeur, révélant un climat de peur et de répression constante.
En parallèle, des sites de médias sociaux ont vu des vidéos témoignant de la souffrance des manifestants circuler, ce qui rend encore plus difficile pour le gouvernement iranien de maintenir son récit officiel. La communauté internationale suit de près ces développements, et beaucoup appellent à une enquête indépendante sur ces violences.
Enfin, les réactions sur les réseaux sociaux montrent une polarization accrue autour de ce sujet. Les soutiens du régime persistent à défendre son intégrité, tandis que d'autres exigent justice pour les victimes de cette répression violente. Ce débat houleux met en lumière un conflit plus profond au sein de la société iranienne et soulève des questions fondamentales sur la lutte pour les droits humains dans le pays.







