Les électeurs portugais se sont rendus aux urnes ce dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle, où l'extrême droite, menée par André Ventura, fait figure de frontrunner. Ce scrutin pourrait être déterminant pour son parti, Chega, qui ambitionne de se hisser au second tour. Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 8 heures, avec les premières projections attendues à 20 heures.
André Ventura, âgé de 43 ans et président de Chega, a enregistré une avancée significative dans les sondages, suggérant qu'il pourrait dominer cette élection. Bien qu’il semble avoir peu de chances de gagner au second tour, prévu pour le 8 février, son ascension pourrait constituer une véritable menace pour les partis traditionnels, notamment le Parti socialiste et le centre-droit.
Le candidat socialiste, Antonio José Seguro, a mené une campagne modérée, se posant comme le défenseur de la démocratie et des services publics. Cependant, des sources médiatiques comme Le Monde soulignent que son avancée contre Joao Cotrim Figueiredo, un eurodéputé libéral, est incertaine. D'autres candidats tels que Luis Marques Mendes et Henrique Gouveia e Melo continuent d'espérer se qualifier pour le second tour.
Seule présent au dernier scrutin présidentiel en 2021, Ventura avait déjà remporté 11,9 % des voix. Depuis, Chega a su fidéliser un électorat déçu, atteignant 22,8 % lors des législatives de mai dernier, et se positionnant désormais comme la première force d’opposition. Comme le rapporte France Info, un score solide lors de cette élection confirmerait cette tendance.
Au cours de ses dernières interventions, Ventura a affirmé sa volonté de « mettre de l'ordre » dans le pays, attirant ainsi l'appui de nombreux électeurs frustrés par les partis traditionnels. Une électrice, Isabel Peixoto, a exprimé son soutien en déclarant : « Les autres candidats viennent de partis qui ont déjà occupé le pouvoir, et le résultat est là : c’est toujours pareil ! ».
Alors que le candidat porteur de valeurs libérales se concentre sur un message d’unité, il reste à voir si ce sera suffisant pour contrer la dynamique montante d’André Ventura et de Chega, qui semble déterminé à faire sa marque dans ce paysage politique en mutation.







