Ce samedi soir, environ 200 personnes ont assisté à un spectacle illégal de l'humoriste controversé Dieudonné à Caussols, situé près de Grasse dans les Alpes-Maritimes. La préfecture a rapidement ordonné l'évacuation des lieux, sur la base d'un arrêté d'interdiction émis la veille par le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, mentionnant les antécédents judiciaires de l'artiste liés à des propos jugés antisémites et incitant à la haine raciale.
Malgré la présence des forces de gendarmerie, qui avaient été déployées pour faire respecter cet arrêté, environ 200 spectateurs ont bravé l'interdiction pour assister à la performance. Selon la préfecture, les gendarmes ont dû intervenir pour procéder à l'évacuation des participants, en dressant des contraventions pour les contrevenants.
Cet incident n'est pas isolé. Des événements précédents où Dieudonné se produisait ont été également interrompus par les autorités. En octobre, les gendarmes avaient stoppé une représentation à Hérin, suite à un arrêté d’interdiction similaire approuvé par le tribunal administratif. Même scénario en juillet dernier à Lestrem, dans le Pas-de-Calais, où un spectacle a été annulé de la même manière.
Il est important de noter que la question de la liberté d'expression se pose régulièrement dans le contexte des spectacles de Dieudonné. En janvier 2025, le tribunal administratif de Paris a autorisé la tenue de son spectacle "Vendredi 13", malgré les interdictions initiales. Cette situation souligne les tensions entre la liberté artistique et les questions d'ordre public, comme le note un expert en droit : "La frontière entre la liberté d'expression et l'incitation à la haine est souvent floue, ce qui donne lieu à des débats complexes dans la société française".
Dieudonné, qui a été plusieurs fois condamné pour ses propos, est devenu persona non grata dans divers lieux de spectacles, et ses performances sont souvent accompagnées de controverses. Aujourd'hui, il continue de se produire dans des lieux non conventionnels, y compris des tournées avec des bus itinérants.
Source : Le Parisien







