À partir du 1er septembre 2023, la réforme des retraites offre la possibilité aux retraités de cumuler leur pension avec un emploi, tout en se constituant de nouveaux droits. Cette mesure, annoncée en raison de la nécessité de stimuler l'emploi parmi les seniors, remet en cause les restrictions antérieures mises en place en 2015.
Conditions à remplir pour bénéficier du cumul
- Liquidation à taux plein : Il est impératif d'avoir liquidé sa retraite à taux plein pour bénéficier de ce dispositif avantageux.
- Délai de carence : Si le nouvel emploi est chez le même employeur, un délai de carence de 6 mois après la prise de retraite doit être respecté.
Les implications d’un cumul sans taux plein
Pour ceux qui n'ont pas bénéficié du taux plein lors de la liquidation de leur retraite, le cumul reste limité. En effet, un plafond s'applique, variant selon les régimes de retraite. De plus, un délai de 6 mois reste obligatoire avant de reprendre une activité chez son ancien employeur. Malheureusement, ce cumul n'ouvre pas de nouveaux droits à la retraite.
Les nouvelles règles de calcul des droits
Le changement de réglementation implique également un nouveau calcul de la pension additionnelle. En effet, le nouveau revenu d’activité sera pris en compte même avec des années incomplètes, afin de permettre la validation de trimestres complémentaires. Toutefois, la pension supplémentaire ne pourra excéder 5 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), soit en 2023 un maximum de 2199,60 € par an.
Cette évolution dans le cadre du cumul emploi-retraite marque une avancée significative, ouvrant des possibilités nouvelles pour les seniors souhaitant continuer à travailler tout en bénéficiant de leur pension. Toutefois, la nécessité d’un délai de carence pourrait dissuader certains de se réengager rapidement dans leur carrière.







