Un rapport alarmant de l'Inspection générale de la Justice (IGJ) conclut que le drame de Gisèle Pélicot aurait pu être évité si une empreinte ADN avait été dûment prise en compte. Dominique Pélicot, son époux, a été condamné à 20 ans de réclusion pour avoir drogué sa femme et l'avoir livrée à des dizaines d'inconnus dans leur maison de Mazan, entre 2011 et 2020.
Selon les détails du rapport, Dominique Pelicot aurait pu être identifié comme coupable bien avant le procès, les preuves remontant à 1999. En effet, après une garde à vue pour avoir filmé des clientes dans un supermarché, son ADN a été prélevé et a coïncidé avec une empreinte liée à une enquête pour tentative de viol survenue dans le même département.
Un courrier introuvable : une erreur fatale
Malheureusement, l'information cruciale transmise à la justice semble avoir été égarée. L'IGJ a révélé que le parquet de Meaux n'a jamais traité le dossier en raison d’un courrier perdu ou ignoré. Ce désordre mérite d'être examiné de près, d'autant plus que des pièces de dossiers disparaissaient régulièrement, comme le rapport l'indique.
Bien que l’IGJ mentionne qu'il est difficile d’établir un dysfonctionnement judiciaire avec certitude — faute de preuves tangibles sur la réception du courrier —, il souligne un « dysfonctionnement » général dans le traitement des empreintes génétiques, élément crucial pour la résolution des affaires criminelles.
Ce cas met en lumière des lacunes dans les procédures judiciaires qui pourraient coûter cher à la justice. Comme l’affirme un expert en criminologie, Dr. Pierre Martin, « La gestion des preuves est un pilier fondamental d’une enquête criminelle, et une telle négligence ne peut être tolérée. Les conséquences peuvent être dévastatrices pour les victimes. »
Face à cette révélation, il est essentiel que des mesures soient mises en place pour éviter que de telles erreurs ne se reproduisent à l'avenir. L'IGJ appelle à une révision des procédures de traitement des empreintes ADN et des délais de réponse des parquets.







