Le chef des députés Les Républicains, Laurent Wauquiez, a déclaré le 21 janvier qu'il « ne serait pas sérieux de faire tomber le gouvernement » face aux tensions internationales, mettant ainsi de côté une éventuelle censure du gouvernement de Sébastien Lecornu par les députés LR.
Wauquiez a précisé : « Dans le contexte actuel de dangers pour la France, nous ne pouvons pas laisser le pays sans budget », lors de son intervention devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP).
Concernant le budget, il a contesté l'idée qu'il soit « socialiste », comme l'avait soutenu le président de son parti, Bruno Retailleau. « Ce budget est le résultat d'une situation politique tempétueuse, sans majorité claire à l'Assemblée nationale », a-t-il ajouté.
La droite, selon Wauquiez, a réussi à éviter « l’hérésie fiscale » que représentait le projet initial. Toutefois, il admet que la version adoptée par le 49.3 présente des « imperfections ». Il souligne que le « gros point noir » reste le manque d'économies dans les dépenses et le fardeau particulièrement pesant pour les grandes entreprises.
Appel à l’unité à droite
Wauquiez a vivement critiqué David Lisnard, le maire LR de Cannes, après que ce dernier ait suggéré que les élus de droite devraient renverser le gouvernement. Lisnard, qui se présente à la réélection, a annoncé qu'il voterait en faveur de la censure.
Wauquiez a rétorqué : « Ceux qui souhaitent censurer doivent d'abord se présenter aux élections législatives ». Il a ainsi redemandé une « primaire de la droite élargie » et a engagé des discussions avec diverses personnalités de droite, en mentionnant notamment la ministre Maud Bregeon (Renaissance) et d'autres figures LR.
Abordant les questions internationales, Wauquiez a exprimé son soutien à la diplomatie française face aux menaces formulées par Donald Trump concernant le Groenland. Il a convenu qu'il était vital pour la France de maintenir « son unité » et a averti que « la soumission européenne à Trump n'est pas une option ».
« L'Union européenne doit arrêter de donner un accès préférentiel aux États-Unis et à la Chine sur notre marché », a-t-il conclu, insistant sur l'importance d'un front uni face aux enjeux mondiaux.







