Jean-Yves Callac, figure emblématique de la politique locale, a officiellement déclaré qu'il ne se présentera pas aux élections municipales de Lannion prévues en mars 2026. Ce changement marque la fin d'une longue carrière de 37 ans qui a débuté en 1989. Il avait récolté 13,5 % des voix lors des dernières élections de mars 2020, un scrutin fortement impacté par la crise sanitaire, avec un taux d'abstention dépassant 61 % deux jours avant le confinement dû au Covid-19.
Dans une interview accordée à Ouest-France, Callac a évoqué l'absence de relève au sein de son équipe de campagne « Sous le chêne vert de Lannion ». Son départ laisse planer des interrogations sur l'avenir politique de la ville. "Il n'y a pas de candidat en vue pour prendre la relève", a-t-il souligné.
Lors des élections de 2020, sa liste avait réussi à se maintenir grâce à un score de 13,47 %, ce qui lui avait permis d'assurer l'élection de sa colistière. Ce contexte souligne les défis auxquels la ville pourrait être confrontée sans un leader reconnu comme Callac.
Des experts politiques s'interrogent sur l'impact de ce retrait. Selon Marie Dupont, analyste politique à l'Université de Rennes, « la situation actuelle pourrait ouvrir la voie à de nouvelles dynamiques politiques parmi les candidats émergents ». Le retrait de Callac représente une occasion pour les nouvelles voix de se faire entendre et de redéfinir l'avenir de Lannion.







