Le tribunal correctionnel de Marseille a tranché ce lundi, condamnant Yann Bompard, maire d'Orange (Vaucluse), à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, ainsi qu'à 18 mois de prison avec sursis, pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire. Cette décision souligne des dérives graves au sein de la gestion publique.
En parallèle, la députée RN Marie-France Lorho a également été sanctionnée avec une peine équivalente d'inéligibilité pour n'avoir pas mis fin à ce contrat de travail alors que Bompard ne remplissait plus ses fonctions.
Sanctions financières et rappel à l'ordre
Les deux élus ont été condamnés à des amendes de 10.000 et 15.000 euros respectivement et devront rembourser près de 75.000 euros à l’Assemblée nationale, qui s’est portée partie civile. Le jugement rappelle l'importance de l'exemplarité requise des représentants de la République face à des comportements jugés particulièrement graves. Selon la présidente du tribunal, ils ne sont plus aptes à exercer leurs fonctions électives dès cet instant.
Bompard, issu de la Ligue du Sud, a hérité de la mairie d'Orange fin 2021 après son père Jacques, lui-même condamné pour prise illégale d'intérêt. Ce nouveau verdict soulève des questions sur la gouvernance locale et le respect des règles éthiques dans le monde politique français.
Les experts interrogés par Le Monde estiment que cette condamnation pourrait résonner au-delà de ces deux cas individuels, appelant à un renforcement de la transparence au sein des institutions. Dans un contexte où la confiance des citoyens envers les élus est souvent mise à mal, ces décisions judiciaires pourraient jouer un rôle crucial dans la rétablissement de cette confiance.







