En direction de Menton, ville prisée à la frontière italienne, l'attention se focalise sur la candidature de Louis Sarkozy, fils de l'ancien président français. Il fait cara à des adversaires notables, dont Alexandra Masson, candidate du Rassemblement National.
La question se pose : peut-il réussir à devenir maire à seulement 28 ans, sans aucune expérience politique et en étant un résident de Menton depuis peu ? À la veille de son premier meeting de campagne le 31 janvier, Louis Sarkozy affiche une certaine confiance. "J'assume pleinement ne pas être d'ici, mais je vis ici, et je suis là pour rester", déclare-t-il.
Son arrivée dans le paysage politique local a suscité des réactions variées de la part des habitants. Certains s'interrogent sur sa connaissance de la ville, tandis que d'autres nuancent les critiques de parachutage par des arguments sur l'importance de l'ancrage local. "Théoriquement, c'est un avantage d’être le fils de, mais ça ne garantit rien", fait remarquer un résident.
"Moi, je suis du clan"
Louis Sarkozy embrasse son héritage, ayant récemment accompagné son père lors de la promotion d'un ouvrage. Affirmer sa propre identité politique tout en reconnaissant ses racines familiales semble être sa stratégie. "Je ne cherche pas à renier mon identité, je fais partie de chez lui", ajoute-t-il avec détermination.
Toutefois, le chemin s'annonce compliqué pour Louis Sarkozy. Alexandra Masson, déjà députée de la circonscription, semble avoir l'avantage. "Oui, on croise les doigts pour le 15 mars", confie-t-elle au coin d'une rue, impatiente du scrutin.
De farouches adversaires
Masson se positionne comme l'icône de l'ancrage local, face à un rival dont elle évite de prononcer le nom. "Les Mentonnais veulent quelqu'un qui incarne une nouvelle dynamique, pas un simple folklore", garantit-elle.
La compétition sera également animée par l'ancienne première adjointe, qui, désabusée par le soutien des Républicains à Sarkozy, a décidé de se présenter sous une autre étiquette. "Je ne plie pas devant les pressions", affirme-t-elle avec conviction. D'autres candidats se joignent à la mêlée, notamment Émilie Ria (Reconquête), Florent Champion (divers droite) et Laurent Lancart-Castiel, représentant la gauche.
À quelques mois des élections, la ville de Menton s’apprête à vivre une campagne riche en rebondissements.







