Avec 132 000 billets vendus cette année, la Folle Journée, qui célébrera son 33e anniversaire l'an prochain, prouve qu'elle demeure un événement vibrant au cœur de Nantes. Toutefois, alors que le festival a été récemment ébranlé par le retrait de son créateur, René Martin, en octobre dernier, des interrogations se posent quant à son avenir. Les candidats aux élections municipales n’hésitent pas à partager leurs points de vue variés sur la question.
Beaucoup s'accordent à dire que la Folle Journée ne doit pas seulement survivre, mais également s'adapter aux besoins contemporains du public. La candidate écologiste, Julie Laigle, souligne l'importance de diversifier les genres musicaux et d'inclure des artistes émergents pour attirer une audience plus jeune. « Il est crucial d’assurer que le festival ne soit pas perçu comme une entité élitiste, mais comme un événement inclusif qui parle à tous les Nantois », explique-t-elle.
De son côté, le candidat socialiste, Maxime Martel, propose d’intégrer des ateliers éducatifs autour de la musique classique pour sensibiliser les jeunes. « La musique peut être une passerelle vers l’apprentissage », ajoute-t-il, mettant en avant le potentiel pédagogique de l’événement.
Aymeric Seassau, adjoint communiste à la culture, évoque également l'importance du festival pour le patrimoine culturel de la ville. « La Folle Journée est si précieuse qu’elle nous dépasse tous », affirme-t-il avec conviction. Il voit dans son prolongement une nécessité d’ancrage culturel, quelle que soit l'issue des élections.
Des experts en culture, comme Marianne Nussbaum, critiquent toutefois un manque d’innovation dans l'organisation. « Sans une véritable réflexion sur l’évolution des formats et des publics, le festival pourrait se retrouver en difficulté à long terme », met-elle en garde.
Quelles que soient les opinions mitigées, tous s'accordent sur un point : la Folle Journée est un symbole incontournable de la vie nantaise. A l’approche des municipales, ce débat animé illustre bien la place centrale qu'occupe la culture dans l'identité de Nantes.







