La France insoumise (LFI) a été classée par le ministère de l’Intérieur comme appartenant à l’« extrême gauche » dans le cadre des prochaines élections municipales de 2026. Une décision que le parti juge infondée et qu'il conteste en déposant un recours auprès du Conseil d’État.
Pour la première fois, LFI se voit catégorisée dans le groupe « extrême gauche » selon une circulaire émise le 2 février par le ministère de l’Intérieur. Ce document précise que ce classement s'applique également aux élections métropolitaines de Lyon ainsi qu'aux élections d’arrondissements à Paris, Lyon et Marseille.
Le président de LFI, Jean-Luc Mélenchon, a vivement réagi sur les réseaux sociaux, dénonçant une « manipulation » à des fins politiques. Selon lui, ce changement de classification s'apparente à des méthodes « à la Trump ». Il s'interroge sur les motivations du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, en demandant : « Pourquoi maintenant ? »
Dans ce contexte, Éric Coquerel, président de la commission des finances à l’Assemblée nationale, a précisé que bien qu’il existe des partis respectables pouvant être étiquetés comme « extrême gauche », LFI n’en fait pas partie. Le coordinateur national, Éric Bompard, a même qualifié cette décision de « magouille ».
Une réponse du ministre de l'Intérieur
Laurent Nuñez a défendu sa décision en affirmant qu'elle reflète « la réalité des situations ». Il a expliqué que chaque élection nécessite une réévaluation des classifications, admettant que le paysage politique évolue constamment.
Cette dispute sur les classifications politiques, qui touche également le Rassemblement National concernant son étiquette « d'extrême droite », souligne les tensions croissantes dans le paysage politique français.
Avec ce recours au Conseil d'État, qui a un mois pour statuer, LFI espère renverser ce classement controversé avant les élections de 2026. La situation reste délicate, mettant en lumière les enjeux et les rivalités au sein de la scène politique française.







