Le contexte devient de plus en plus préoccupant pour le maire sortant de Marseille, Benoît Payan (PS), qui a exprimé le 6 février son ferme soutien à Amine Kessaci après son evacuation de l'événement. Cela suit une situation inquiétante où le militant a dû être mis à l'abri en raison d'une menace présumée contre lui.
Présent pour écouter Marc Pena, le candidat socialiste, Kessaci a été évacué par les forces de police après des rumeurs de menaces, selon BFMTV. Les autorités ont été alertées par un renseignement impliquant des individus s'intéressant à la sécurité de Kessaci.
"Amine m'a contacté immédiatement après son exfiltration, confie Benoît Payan à nos confrères. Il était perdu face à la situation qui venait de se dérouler."
C'est la première fois que Kessaci, dont deux frères ont été tués dans des affaires liées au narcotrafic, se retrouve dans une telle situation d'urgence. "Sa seule préoccupation concernait sa famille, il voulait s'assurer que sa mère et ses sœurs allaient bien," ajoute Benoît Payan, interviewé par le Parisien.
Une détermination à toute épreuve
Durant cet échange, Payan souligne la volonté indéfectible de Kessaci de poursuivre sa lutte. Ce dernier a réitéré sa détermination, affirmant à l'AFP qu'il "continuera à aller sur le terrain" et qu'"on ne l'interdira jamais d'évoluer où que ce soit". "Il sait pourquoi il se lève, pourquoi il se bat," déclare Benoît Payan.
"La vie d'Amine est précaire, mais il ne renoncera pas. De nombreuses personnes risquent leur vie pour assurer la sienne," affirme-t-il.
En continuant à soutenir Kessaci, Payan affirme qu'il serait en mesure de siéger sereinement au conseil municipal si le socialiste est réélu. "Avec cinq conseils municipaux par an, cela peut se gérer. De plus, certaines délégations sont moins exposées," conclut-il.







