À moins d'un mois des municipales, le climat à Pontivy (Morbihan) est loin d'être serein. Lors d'un troc et puces au parc des expositions, des habitants, tels que Patrick et Claudine, partagent leur désarroi. « On ne sait même plus par où commencer notre liste de doléances », confient-ils, déplorant l'évolution de leur ville.
Les préoccupations sont nombreuses : la fermeture des commerces, l’augmentation des agences immobilières et le manque de services de santé. « Il y a trop de cas sociaux et pas assez de médecins », souligne Claudine. Le sentiment de sécurité s'est également dégradé. « On n’ose plus se promener le soir au centre-ville », exprime un autre habitant, faisant écho à une tendance croissante de méfiance parmi les résidents.
Ces préoccupations ne sont pas isolées. Selon un rapport de Franceinfo, la montée de l’insécurité dans certaines communes bretonnes est préoccupante. Les autorités locales, conscientes de la situation, cherchent des solutions, mais les habitants restent sceptiques face à la lenteur des changements.
Pour les experts en sociologie urbaine, la situation de Pontivy s'inscrit dans un cadre plus large. La sociologue Anne Lavigne commente : « Les transformations démographiques et économiques affectent le quotidien des citoyens, en particulier dans des villes comme Pontivy où les enjeux de sécurité et d’intégration sont cruciaux. »
Alors que les municipales approchent, l'enjeu est de redonner de l’espoir aux habitants et de restaurer un climat plus paisible. Les promesses des candidats seront scrutées de près, car à Pontivy, l'avenir semble incertain.







