Un récent sondage met en lumière un malaise grandissant autour de la figure de Raphaël Arnault. Ce député de La France insoumise, indirectement lié à l’enquête sur le meurtre de Quentin Deranque à Lyon, fait face à une avalanche de critiques. La mort tragique de Deranque a révélé des liens compromettants entre la Jeune Garde, fondée par Arnault, et plusieurs suspects. Selon une enquête CSA réalisée pour Le JDD, Europe 1 et CNews, 81 % de la population souhaite sa démission, ne laissant que 18 % d'opinions favorables.
Les résultats montrent que cette volonté est unanime, traversant toutes les catégories de population. Parmi les hommes, 83 % appellent à son départ, contre 80 % chez les femmes. Dans la tranche d'âge des 18-24 ans, le pourcentage grimpe à 86 %, illustrant un rejet marqué par les jeunes. Le taux diminue légèrement chez les 25-34 ans, mais reste significatif à 71 %. Des sondages similaires montrent également que 82 % des 50-64 ans et 87 % des plus de 65 ans jugent qu'il doit quitter l’Assemblée nationale.
Les écarts socioprofessionnels sont minimes : 84 % des CSP- et 78 % des CSP+ souhaitent sa démission. Dans un contexte où l'électorat réagit vivement, le soutien à Arnault s'amenuise, même au sein de son propre camp. Auprès des sympathisants de gauche, 73 % soutiennent que le député doit partir, tandis que dans La France insoumise, 63 % partagent également cette vision.
Au-delà des frontières de la gauche, la majorité présidentielle sembles accorder peu de crédit à Arnault, avec 90 % de ses sympathisants appelant à sa démission. Cette même exigence est exprimée par 92 % des membres Les Républicains et 90 % des sympathisants du Rassemblement national.
Le député, faisant face à une pression intense, a décidé d’entamer des démarches pour mettre fin à son contrat avec son assistant Jacques-Elie Favrot, également soumis à des critiques. Toutefois, il n'a pas pris de position officielle sur le second assistant, toujours en fonction, avec qui il travaille depuis 2025. Alors que la situation se détériore, près de 80 % des Français estiment qu'Arnault ne devrait pas rester en fonction.
Cette dynamique pourrait avoir des conséquences notables sur l'image des élus de La France insoumise, alors que l'enquête sur le meurtre de Deranque pourrait faire émerger des révélations encore plus choquantes. Il est indispensable que la responsabilité politique suive, comme l’ont récemment souligné des analystes au sein des médias comme France Info et Mediapart. La pression sociopolitique montante pourrait bien sceller le sort du député.







