Lors d'un meeting à Lyon ce jeudi soir, Jean-Luc Mélenchon a mis en lumière le soutien à la Jeune Garde, un mouvement anti-fasciste, alors que La France insoumise (LFI) traverse une période délicate suite à l'assassinat de Quentin Deranque. "La demande de dissolution de la Jeune Garde ne repose sur rien... ce n'est pas une organisation criminelle", a-t-il affirmé, tout enFlambant la candidate aux municipales, Anaïs Belouassa-Cherifi.
Le mouvement de gauche radicale est souvent critiqué par ses opposants, qui lui imputent une atteinte à la sécurité publique. Mélenchon a rejeté toute allusion à la violence, insistant sur le fait que la formation ne prône pas la violence. Un collaborateur de Raphaël Arnault, membre de la Jeune Garde, fait cependant face à des accusations de complicité d'homicide, ce qui a alimenté le débat. "Leur formation ne prévoit pas qu'on tue", a-t-il défendu devant près de 2.000 militants enthousiastes.
Anaïs Belouassa-Cherifi, également présente, a cité Martin Luther King en affirmant que "la violence n’apporte jamais la paix durable," tout en se présentant comme "la candidate de l'antifascisme". Le meeting a été ponctué par des chants militants comme "Siamo tutti antifascisti", rappelant ainsi l'engagement historique de la gauche contre le fascisme.
Mélenchon ne s'est pas arrêté là et a critiqué les médias, avec lesquels les relations se sont détériorées ces derniers temps. Il a accusé certains journalistes de mentir et a appelé ses partisans à privilégier son discours sur ses plateformes numériques plutôt que de se fier aux retransmissions de médias conventionnels tels que BFMTV, qui a diffusé le meeting contre son gré.
Des appels à la démission de Raphaël Arnault ont également été lancés par des figures de gauche telles que François Ruffin, en raison de sa mise en examen. Yannick Jadot, maire écologiste, a également exhorté Mélenchon à "rejeter la violence de la Jeune Garde".
François Hollande, ancien président, était également présent et a réaffirmé son opposition à tout accord avec LFI pour les municipales, déclarant que "la seule option envisageable est un retrait pur et simple" au deuxième tour.
À quelques semaines des élections, la campagne s'intensifie avec la fin prochaine du dépôt des listes. Des tensions récentes comme celle de Christine Juste à Marseille, qui a constitué sa propre équipe après une vexation, ajoutent au suspense. À Pau, François Bayrou, ancien Premier ministre, continue de peaufiner son programme de réélection.







