Le Rassemblement National (RN) a récemment retiré son soutien à Adrien Nave, tête de liste pour les élections municipales de 2026 à Dunkerque. Cette décision survient après la découverte que Nave avait intégré Antoine La Scola, porte-parole du mouvement royaliste d'Action française, dans sa liste électorale. Selon un communiqué du RN reçu dimanche, cette inclusion constitue une infraction aux conditions initiales d'investiture que Nave avait pourtant acceptées sans réserve.
Sébastien Chenu, vice-président du RN, a qualifié la situation de "traitrise" et a annoncé que Nave serait convoqué en commission des conflits, ce qui pourrait aboutir à son exclusion du parti. Chenu a également souligné que la liste officielle soumise en sous-préfecture révélait des manœuvres dissimulées, en omettant des candidats initialement prévus, comme Maxence Accart, qui a finalement été retiré.
Les tensions au sein du RN semblent s'intensifier, alors que le parti s'efforce de maintenir une image cohérente tout en devant traiter avec des affiliations controversées. Cette situation rappelle la récente éviction de Christian Richaud Simoni, autre tête de liste à Carpentras, après des révélations d'anciens tweets jugés racistes et sexistes, rapportés par le journal Libération.
Pour le RN, l’enjeu est de taille : maintenir sa ligne politique tout en écartant les éléments jugés incompatibles avec ses valeurs. Selon des experts du politique, cette purge témoigne d'une volonté de séparer le parti des extrêmes moins en phase avec son discours officiel.







