Un récent sondage Ifop-Fiducial met en lumière la compétition acharnée entre le maire sortant Benoît Payan (DVG) et Franck Allisio du Rassemblement National (RN) alors que l'élection municipale de Marseille approche, prévue pour le 15 mars prochain. Selon les résultats, Payan recueille 35 % des voix, suivi de près par Allisio, qui atteint 32 %, un score sans précédent pour l'extrême droite dans cette ville emblématique.
À l'approche du scrutin, le classement rend évident l'effondrement de la droite traditionnelle. Martine Vassal (DVD) stagne à 18 %, un revers significatif pour une candidate à la tête d'une ville historiquement gouvernée par Jean-Claude Gaudin (LR). Sébastien Delogu (LFI) se retrouve en position délicate avec un soutien de seulement 13 %, mais pourrait jouer un rôle d'arbitre crucial dans ce contexte tendu.
Frédéric Dabi, directeur général adjoint d'Ifop, s'exprime sur l'évolution de la campagne : « Ce scrutin se transforme en un duel décisif entre la majorité sortante et le RN, laissant la droite et le centre en décalage. La stratégie de dédiabolisation de Franck Allisio semble porter ses fruits, le rendant plus compétitif face à Payan. » Cette dynamique crée une incertitude croissante, incitant de nombreux électeurs à exprimer leur certitude quant à leur vote initial.
Payan donné gagnant au second tour
Dans ce cadre, les choix du second tour seront déterminants. Bien que Payan soit actuellement favori, son avance de trois points est dans la marge d'erreur du sondage, ce qui signifie que tout peut encore basculer. « Benoît Payan pourrait faire la course en tête, mais la compétition reste féroce », précise Dabi. Les stratégies des candidats entre les deux tours, notamment l'appel de Payan à un retrait de La France Insoumise, peinent à se concrétiser face à l'opposition ferme de Sébastien Delogu.
Ce sondage Ifop, réalisé entre le 23 et le 28 février auprès de 703 électeurs marseillais représentatifs, souligne donc l'importance stratégique des mois à venir pour définir la configuration politique futur de Marseille. Les enjeux sont énormes et la tension palpable, rendant chaque voix d'électeur précieuse.







