Le débat municipal à Paris s’intensifie alors que Raphaël Glucksmann, leader de Place Publique, exprime son étonnement face à la logique du Parti Socialiste (PS). Dans un entretien accordé au Parisien, il évoque une « étrange hiérarchie des valeurs » au sein du PS, qui jongle entre des alliances avec La France Insoumise (LFI) et des sanctions contre ses propres membres, comme l’ancienne ministre Catherine Trautmann, récemment suspendue après avoir formé une alliance avec un candidat Horizons.
Glucksmann, qui s’oppose fermement à toute collaboration avec LFI, affirme que sa position a conduit près de soixante de ses candidats à se désister, tandis que 19 membres du parti, restés sur des listes, seront suspendus. Il déclare : « Il ne peut y avoir de confusion. Collaborer avec un parti dont on a récemment dénoncé les propos antisémites est inacceptable. »
En parallèle, Catherine Trautmann, figure de la gauche sociale-démocrate, est l’objet d’un traitement disparate, s’étonne Glucksmann. « Les alliances avec LFI sont acceptées, mais la candidate socialiste est immédiatement suspendue », souligne-t-il. Cette situation met en lumière les fractures au sein du PS et les doutes sur sa stratégie électorale.
De son côté, Emmanuel Grégoire, candidat à la mairie et soutenu par une coalition de gauche hors LFI, se prépare à un débat décisif ce soir à 21 heures avec Rachida Dati, candidate LR, qui espère tirer profit de l’affaiblissement de ses opposants à travers un rapprochement avec Horizons-Renaissance. « C’est une super configuration : nous sommes le vote utile face à une gauche divisée », affirme Grégory Canal, colistier de Dati.
Ce débat, retransmis par Le Figaro TV et BFM, mettra en évidence les deux principaux candidats capables de conquérir la mairie de Paris, ajoutant ainsi une intensité supplémentaire à cette campagne municipale qui s’accélère à l’approche du second tour. Les résultats des dernières manœuvres de coalition laissent augurer une élection pleine de rebondissements.
Cependant, la non-participation de Sophia Chikirou, candidate LFI, au débat suscite des critiques. « C’est incroyable, j’avais réservé ma soirée, et ils m’éliminent du débat ! » s’indigne-t-elle lors d’une rencontre avec des militants.
Alors que les modalités de la campagne s’affinent et que les dépôts de liste pour le second tour sont cloturés, l'atmosphère politique à Paris promet d'être électrique. Les électeurs sont désormais appelés à se prononcer sur les alliances et les valeurs défendues par chaque candidat.







