Avec la prévision de 1,7 million d’écoliers en moins d’ici 2035, la France se rapproche d’un changement radical dans son paysage éducatif. Un chroniqueur s’enthousiasme pour cette perspective, affirmant qu’elle pourrait alléger les problèmes complexes liés à l'éducation de masse. En réduisant la taille des classes, les enseignants pourraient bénéficier d’un environnement de travail plus serein.
Dans Greybeard, publié en 1964 par Brian Aldiss, une dystopie était envisagée où les hommes sont devenus stériles suite à une guerre bactériologique, laissant une population vieillissante sans enfants. Cette fiction semblait éloignée, mais les projections démographiques actuelles la rendent étrangement pertinente. À l’aube de 2035, les experts des sciences de l’éducation anticipent une telle réalité en France, comme le rapportent les démographes du ministère de l'Éducation.

La qualité de la science-fiction ne doit pas être sous-estimée. Elle anticipe souvent des scénarios qui, un jour, peuvent devenir réels. Alors que nous avons connu un baby-boom, a-t-on aujourd'hui à se préparer à des classes presque désertes dans les écoles françaises ? La réponse pourrait bien se dessiner dans les prochaines années.
No kids
Des entreprises prennent déjà des mesures pour s’adapter à cette évolution. La SNCF a récemment introduit des offres spéciales, permettant de créer des wagons dédiés aux adultes, ce qui attise la curiosité et parfois la controverse. Les voyages en train devraient ainsi devenir plus calmes et confortables, à l'instar des espaces publics qui se transformeront pour répondre à une population en vieillissement. Cette initiative suscite déjà des réactions mitigées.
Le gouvernement, sous la houlette d’Edouard Geffray, doit faire face à un double défi : adapter son système éducatif à cette chute des naissances tout en préservant l’équilibre économique. Les fermetures de classes sont envisagées, une situation que le ministère de la Santé considère comme une opportunité pour repenser les services de santé, notamment en matière de maternités surchargées dans certaines régions dont les besoins évolutifs sont à revoir.
Brighelli : l’humain d’abord !
Des voix s'élèvent contre les discours alarmistes de certains extrêmes politiques. L'exemple de la baisse des naissances est souvent attribué aux choix des femmes et à un mode de vie plus moderne. Ce qui est certain, c'est que nous nous trouvons à un carrefour où réguler la population humaine peut sembler nécessaire dans un contexte de changement climatique croissant, comme évoqué dans un article récent de Causeur. L'idée serait de parvenir à un équilibre entre les individus et notre planète.
Il est donc judicieux de réfléchir à l'avenir de l'éducation dans cette optique. Des classes réduites à une vingtaine d'élèves pourraient offrir des conditions d'apprentissage nettement améliorées, ce qui semble à portée de main avec le départ bientôt à la retraite de nombreux enseignants. À mesure que les élèves se raréfient, le paysage éducatif va devoir s'adapter en conséquence, peut-être même vers une France où chaque génération célèbre l'importance de la qualité sur la quantité, envisageant l'éducation non pas comme un fardeau mais comme une opportunité.







