Lors de son intervention, Laurent Nuñez a pris acte de la décision de confier à la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) le pilotage des opérations contre la criminalité organisée, une décision qui s'inscrit dans le cadre du décret du 8 septembre 2025 et d'une loi contre le narcotrafic adoptée en juin 2025. Le ministre a déclaré à Marseille que cette lutte est "une priorité interministérielle absolue".
Dans sa circulaire du 25 mars, consultée par l'AFP, il a spécifié que le chef de filât revenait désormais à la DNPJ qui, en collaboration avec les forces de gendarmerie, coordonnera l’ensemble des actions sur le terrain. "Nous devons homogénéiser nos efforts pour maximiser l'échange d'informations sur les réseaux criminels et leurs stratagèmes", a ajouté Nuñez, en précisant que ce dispositif vise à renforcer les liens entre les différentes entités gouvernementales.
Vers une harmonisation des actions contre le crime organisé
Le ministre a souligné l'importance de ce nouveau schéma qui, selon lui, devrait mener à des résultats significatifs. "En décloisonnant les services, nous mettons en place une stratégie unifiée", a-t-il précisé. Ce message s’inscrit dans le prolongement de la création de l'Ofast en 2020, dédiée à la lutte anti-drogue, et de l'établissement de cellules de renseignement dans chaque département.
En effet, selon Nuñez, la criminalité organisée, surtout celle liée au trafic de drogue, représente une menace croissante pour la sécurité nationale. Les autorités estiment que le chiffre d'affaires généré par ce marché illicite pourrait atteindre 7 milliards d'euros d'ici 2025. La montée des actes criminels dans ce domaine est préoccupante, avec une augmentation de 14% des cas enregistrés en 2025, et une hausse de 23% dès le début de l'année actuelle.
Cette annonce fait écho à des opérations récentes, comme celle menée à Marseille où 900 gendarmes ont procédé à des arrestations majeures. Selon des experts de la sécurité, un tel dispositif pourrait significativement améliorer la situation, pour peu que les ressources nécessaires soient mises en place. Comme le souligne un analyste en sécurité, "la coordination et l’échange d’informations seront cruciaux pour renverser la tendance actuelle".







