Ce mercredi 22 avril, une cérémonie marquant le lancement d'un ambitieux programme de rénovation a eu lieu à l'hôpital psychiatrique de Montfavet, situé à Avignon. D'ici avril 2027, deux bâtiments seront entièrement restructurés pour favoriser le confort des patients et des soignants.
Il s'agit d'une avancée significative pour l'établissement. Comme l'a souligné Yann Bubien, directeur général de l'Agence régionale de santé de PACA, ces travaux visent à moderniser des infrastructures vieillissantes en rénovant 60 lits dédiés à l'hospitalisation en psychiatrie adulte.
L’hôpital envisage ces transformations comme des travaux d'humanisation. Marie-Laure Piquemal-Ratouit, directrice du centre hospitalier de Montfavet, précise que l’humanisation implique d'abord un meilleur confort pour les patients : « L'humanisation c'est d'abord le confort des patients, avec des chambres individuelles et des espaces de convivialité mieux adaptés. » Ceci devrait contribuer à créer un environnement plus réconfortant, essentiel pour le processus thérapeutique.
De meilleures conditions de travail pour les professionnels
Cette initiative ne saurait faire l’impasse sur l’importance des conditions de travail pour le personnel. La directrice souligne également que l'humanisation « concerne aussi les conditions de travail des professionnels ». « C'est plus facile de travailler dans des locaux parfaitement adaptés, » ajoute-t-elle, soulignant que des espaces mieux conçus peuvent améliorer la qualité des soins.
De plus, les travaux permettront d’intégrer des normes énergétiques modernes, garantissant ainsi que les bâtiments répondent aux standards de durabilité à long terme. Céline Balduini, directrice adjointe chargée des travaux, annonce également des améliorations des espaces extérieurs, car « ce n’est jamais facile d’être hospitalisé, surtout en psychiatrie où les séjours peuvent être prolongés. Il est donc crucial que chacun se sente à l’aise. »
Les travaux s'étaleront sur une durée d'un an et représentent un investissement total de 13,9 millions d'euros. Ce projet est partiellement financé par l'ARS, un emprunt ainsi qu'un auto-financement, dans le but d'assurer un cadre optimal pour tous les usagers de l'hôpital.







