Saint-Cannat (Bouches-du-Rhône) – Dans un effort pour préserver la beauté de ses paysages, la ville du Rove a instauré un filtrage depuis 2004. À partir de ce mois de mai, seuls les riverains munis d’un laissez-passer peuvent accéder en voiture aux calanques de la Vesse et de Niolon, une ville pittoresque à moins d’une demi-heure de Marseille. Les visiteurs, quant à eux, devront garer leur véhicule en amont et descendre à pied, un changement qui suscite de vives réactions.
Jean-Paul, habitant de la calanque de Niolon, exprime son soulagement face à cette mesure : "Il y en a qui se garaient devant ma porte, je ne pouvais plus sortir de chez moi...". Pour lui, le panneau "Interdit de stationner" placé devant sa maison a limité considérablement les désagréments. En revanche, d’autres, comme Benoît et Valérie, saluent l’idée de marcher : "On voit des pins, on découvre la nature sauvage... il faut préserver le milieu naturel," affirment-ils.
Toutefois, l’enthousiasme n’est pas partagé par tous. Certains touristes peinent à faire le chemin depuis le début du filtrage. Basile, un pizzaïolo local, déplore que cette mesure puisse décourager les visiteurs : "Ce n'est pas pratique ! Les gens qui n'ont pas envie de marcher vont faire demi-tour... Les trois week-ends de ponts ne vont pas nous aider," souligne-t-il.
Laisser l'accès libre aux pompiers
Avec la chaleur écrasante, le risque d'incendie plane sur cette région boisée, comme l'indique Paul Sabatino, le maire du Rove : "Le premier réflexe quand on a sa voiture est de partir. Mais les accès doivent rester ouverts pour les sapeurs-pompiers, qui doivent pouvoir intervenir rapidement en cas d'urgence," prévient-il.
Pour faciliter l'accès à la calanque de Niolon, le maire rappelle l’existence d’un train reliant Marseille en seulement 20 minutes pour un tarif abordable, permettant ainsi d’alléger la pression sur les routes.







