Le porte-avions français Charles-De-Gaulle se dirige vers le Golfe, un geste qui traduit la volonté de la coalition franco-britannique de garantir la sécurité du détroit d'Ormuz. Selon la présidence française, cette action permet de dissocier la situation du détroit des discussions en cours entre Téhéran et Washington.
Le ministère des Armées a annoncé que "le porte-avions Charles-De-Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez mercredi 6 mai 2026", marquant ainsi une étape significative de cette mission préventive.
Depuis plusieurs semaines, Paris et Londres travaillent à établir une opération "neutre" destinée à rétablir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, dont la fermeture effective depuis le début des hostilités en février a des répercussions sur l'économie mondiale.
Le passage du Charles-De-Gaulle par le canal de Suez envoie un message clair : non seulement la France se prépare à sécuriser le détroit, mais elle prouve aussi sa capacité d'intervention. Un conseiller d'Emmanuel Macron a souligné que cette démarche fait partie d'une coalition de pays non impliqués directement dans le conflit, formée en avril dernier.
Plus de 40 pays sont sur le point de participer à cette mission. "Nous avons élaboré un plan opérationnel qui reste résolument défensif", a déclaré la présidence française, évoquant une approche prudente, éloignée des conflits directs.
Malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril, l’Iran continue de bloquer la navigation dans le détroit. En réponse, Washington a imposé un blocus sur les ports iraniens et a lancé l'opération Project Freedom pour libérer les navires coincés.
Cette opération a été suspendue, alors que les États-Unis évaluent les perspectives d'un accord intégrant la cessation des hostilités.
Récemment, un porte-conteneurs de la compagnie française CMA CGM a été attaqué dans le détroit, incident précisé par Emmanuel Macron comme ne ciblant pas spécifiquement la France, selon une déclaration rapportée par la porte-parole du gouvernement.
Face à cette situation Obama, la France propose de traiter la question du détroit d'Ormuz séparément des autres sujets en débat, soulignant son importance partagée. Les exigences françaises vis-à-vis de Washington et Téhéran incluent une condition majeure : la participation de l'Iran aux négociations sur des questions sous-jacentes, en échange d'une autorisation des tankers iraniens dans le détroit.
Le ministère des Armées précise que l'envoi du Charles-De-Gaulle vise à préparer rapidement la mission multinationale lorsque les conditions le permettront, tout en étant dissocié des opérations militaires en cours. La présence du porte-avions permettra également d'analyser la situation sécuritaire régionale afin de renforcer la sécurité globale.
Le Charles-De-Gaulle, avec à son bord une vingtaine de Rafale et diverses frégates, avait initialement quitté Toulon pour l'Atlantique Nord avant de se rediriger vers la Méditerranée orientale pour défendre les intérêts français et alliés face aux répercussions des tensions avec l'Iran.







