Les cinq membres de l'équipage du navire de croisière MV Hondius, où des cas de hantavirus ont été signalés, seront rapatriés ce dimanche sur le sol français. Ces passagers subiront un isolement de 45 jours pour des examens sanitaires approfondis.
Le drama a débuté avec l'arrivée du MV Hondius au port de Granadilla, aux Canaries, où une évacuation progressive des passagers est en cours. Selon un communiqué des ministères des Affaires étrangères et de la Santé, ces cinq Français seront évacués « par vol sanitaire ce jour ».
Un virus aux conséquences dramatiques
Le MV Hondius, en route depuis Ushuaïa vers le Cap-Vert, compte 149 passagers originaires de 23 pays différents. Il a été sous surveillance stricte depuis les premiers cas de hantavirus détectés début avril. Ce virus se transmet généralement par le contact avec les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs, mais l’OMS a confirmé une « transmission interhumaine à bord ».
Au 8 mai, le bilan était préoccupant : huit cas de hantavirus, avec trois décès, rapportés parmi les passagers, ce qui représente un taux de létalité alarmant de 38 %. En effet, six de ces infections ont été confirmées comme étant provoquées par le virus des Andes, selon le dernier bulletin de l’OMS.
Les autorités françaises promettent que le transfert des passagers sera réalisé « dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur et en conformité avec les recommandations de l’OMS ». L’Organisation mondiale de la santé a recommandé que tous les passagers soient considérés comme « des contacts à haut risque » et placés sous observation.
A leur arrivée, les cinq Français seront isolés à l'hôpital pendant 72 heures pour évaluation avant un retour à domicile, avec un suivi suggéré de 45 jours. « Nous faisons tout notre possible pour assurer la sécurité de ces passagers, tout en préservant la santé publique nationale », a déclaré un porte-parole des ministères. Cette situation soulève des inquiétudes non seulement pour ceux concernés, mais également pour la santé publique en France.







