Deux victimes et six blessés, tel est le lourd bilan d'une fusillade survenue lundi 11 mai à Nice. Ce tragique événement s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes dans un quartier déjà marqué par des activités de trafic de stupéfiants. Les forces de l'ordre sont activement à la recherche des tireurs.
Il était environ 15h30 lorsqu’un homme armé a ouvert le feu dans un quartier commerçant, touchant des passants innocents. Les témoins sont sous le choc. Un habitant déclare : "Cela fait peur, vraiment. Qui pourrait rester insensible ? C'est un endroit où jouent des enfants; une balle perdue pourrait leur être fatale." Un autre ajoute : "Des types sont venus tirer dans la foule. Ils n'ont pas réfléchi aux conséquences." Une troisième voix s'élève : "Mes enfants vont souvent acheter des boissons ici. Il est temps que cela cesse!"
Un quartier connu pour les trafics de drogue
Les services d’urgence, dont les médecins du SAMU, ont réagi rapidement, bien que le tireur ait réussi à prendre la fuite. L'importance du dispositif de recherche, décrite par le procureur de la République, Damien Martinelli, souligne la gravité de la situation. "Un individu, armé et à trottinette, a tiré à plusieurs reprises avant de quitter les lieux", a-t-il relaté, faisant état de plus de dix étuis de calibre 9 mm retrouvés sur les lieux.
Les faits se sont déroulés dans le quartier des Moulins, tristement célèbre pour ses réseaux de drogues. Ce drame soulève des questions sur d'éventuels règlements de compte entre narcotrafiquants. Jean-Luc Bragatto, représentant du syndicat Alliance Police Nice, remarque : "C'est une forme de terreur. Ce genre de violence vise à intimider la communauté et à assurer le silence des habitants. Même avec des opérations, cela reste insuffisant."
Il est alarmant de constater qu'à peine deux jours avant cette fusillade, des policiers avaient déjà été appelés dans le quartier après des échanges de tirs. Ce soir-là, le préfet a annoncé l’envoi de renforts de CRS pour tenter de sécuriser la zone.







