"Ce dont nous avons besoin, ce sont des actions à long terme", a déclaré Eric Ciotti sur ICI Azur, le 12 mai, peu après une fusillade tragique qui a coûté la vie à deux personnes dans le quartier des Moulins. Cet événement marquant a ravivé le besoin urgent de réformer les stratégies de lutte contre le narcotrafic.
"Il faut des enquêteurs, nous ne pouvons pas éradiquer le trafic de drogue uniquement avec des CRS", a plaidé le maire de Nice. À ses yeux, la ville manque cruellement de ressources, avec "97 enquêteurs absents pour diverses raisons, qu'il s'agisse de maladies, de départs à la retraite ou d'autres situations".
La situation à Nice reflète une problématique plus large en France, où les enquêtes sur le narcotrafic se heurtent à des compétences insuffisantes. Des experts, comme l'analyste en sécurité publique, Jean-Baptiste Gendron, soulignent que "la réponse policière doit être accompagnée d'un soutien étatique pour une approche multidimensionnelle". La nécessité d'une coopération renforcée entre services de police et autorités judiciaires devient primordiale pour envisager une lutte efficace contre le crime organisé.
Ce constat est d'ailleurs partagé par les résidents, qui expriment un exaspération croissante face à la recrudescence de la violence liée au narcotrafic. Les témoignages recueillis auprès de la population mettent en lumière une attente de réponses claires et d'actions concrètes de la part des autorités.







