À la suite d'une fusillade tragique survenue dans le quartier des Moulins à Nice, qui a coûté la vie à deux personnes, Éric Ciotti, le maire de la ville, a sollicité des renforts policiers, affirmant qu'il manquait 200 postes. Cette assertion a été rapidement contredite par Laurent Hottiaux, le préfet des Alpes-Maritimes, lors de son passage sur ICI Azur.
« Je ne suis pas dans la communication, je suis dans l'action », a déclaré Hottiaux, balayant d'un revers de main les accusations de Ciotti, qui insiste régulièrement sur l'incapacité de l'État à faire face au narcotrafic, notamment après les événements dramatiques récents. « La guerre contre le narcotrafic ne peut pas se solder par une défaite de la République », a-t-il tweeté après la fusillade.
Pour justifier ses préoccupations, Ciotti a ajouté : « Nice attend une réaction à la hauteur, notamment en matière d'effectifs qui font cruellement défaut à notre ville depuis des années », citant la perte de 97 enquêteurs au cours des deux dernières années. Il a également plaidé pour un renforcement durable de la police judiciaire.
Réactions du préfet
En réponse à ces déclarations, le préfet a fermement contesté les chiffres avancés par Ciotti. « Tous les chiffres qui sont donnés sont faux », a-t-il affirmé, précisant que lorsqu'il a eu besoin de renforts, il les a toujours obtenus. Hottiaux a mis en avant le déploiement régulier des officiers de police, en affirmant qu’ils étaient pertinents et présents même durant la fusillade. La brigade spécialisée de terrain, selon ses dires, est activement engagée dans la lutte contre le trafic de drogue.
Des efforts soutenus
« La réalité, c'est que nous avions 12 points de deal dans le quartier des Moulins, et nous n'en avons plus que deux aujourd'hui », a insisté le préfet, détaillant les actions menées contre le trafic. Il a promis de maintenir une forte présence policière dans la zone, déclarant que la force mobile déployée pour démanteler le trafic serait là « jusqu'à ce que ces opérations puissent être conduites à leur terme ».
Cette querelle entre le maire et le préfet souligne des préoccupations croissantes concernant la sécurité à Nice, alors que le climat de violence semble persister. La nécessité d'un dialogue constructif pour aborder ces défis communs n'a jamais été aussi pressante.







